La Bourse de Paris conforte ses gains à la mi-journée

La Bourse de Paris conforte ses gains à la mi-journée
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 07 mai 2021 à 12h47

La Bourse de Paris restait bien orientée (+0,27%) vendredi à la mi-journée dans l'attente des chiffres de l'emploi américain, qui pourraient toutefois raviver les craintes inflationnistes s'ils venaient à dépasser les attentes.

La Bourse de Paris restait bien orientée (+0,27%) vendredi à la mi-journée dans l'attente des chiffres de l'emploi américain, qui pourraient toutefois raviver les craintes inflationnistes s'ils venaient à dépasser les attentes.

Vers 12H32 (10H32 GMT), l'indice CAC 40 prenait 17,32 points à 6.374,41 points, après être monté en début de séance jusqu'à 6.390,04 points, un nouveau plus haut depuis le 8 novembre 2000. La veille, il avait pris 0,28% pour atteindre un nouveau plus haut en clôture depuis le 7 novembre 2000.

"Les marchés sont dans l'expectative", attendant "avec intérêt la publication du rapport sur l'emploi américain pour le mois d'avril", résume Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

"Le million de nouveaux postes devrait avoir été atteint en avril grâce aux mesures de soutien fédérales, à l'accélération du programme de vaccination et à la levée de certaines restrictions sanitaires", selon lui.

Les investisseurs "espèrent que cette publication confirmera l'accélération de la reprise de l'économie mondiale et la perspective d'un resserrement monétaire. Ils semblent finalement se faire à cette idée, à condition seulement que le resserrement monétaire soit très progressif, comme la Fed ne cesse de le répéter", ajoute-t-il.

Côté indicateurs, la production industrielle en France a rebondi de 0,8% sur un mois en mars, portée notamment par les industries extractives et l'agroalimentaire, et de 2,5% en Allemagne.

Le déficit commercial de la France s'est quant à lui creusé durant le premier trimestre pour atteindre 15,4 milliards d'euros, en raison notamment des importations d'énergie dont le coût a grimpé avec la hausse des cours du pétrole.

Europcar s'envole

Le loueur de voitures bondissait de 11,32% à 0,35 euro. S'il a continué d'être durement touché par la paralysie des voyages provoquée par la pandémie de Covid-19, avec un recul de 36% de son chiffre d'affaires et une perte nette de 76,7 millions d'euros au premier trimestre sur un an, le groupe prévoit toutefois une croissance de ses ventes cette année.

Crédit agricole ne convainc pas pleinement

Crédit agricole cédait 1,13% à 12,94 euros, en queue du CAC 40. Le groupe bancaire a pourtant presque multiplié par deux son bénéfice net au premier trimestre 2021, par rapport à il y a un an, à 1,75 milliard d'euros, grâce à une activité "très soutenue" dans tous les métiers.

Publicis attaqué en justice

Publicis baissait pour sa part de 0,50% à 55,84 euros. L'Etat américain du Massachusetts a attaqué jeudi au civil la société Publicis Health, appartenant au géant publicitaire français, qu'il accuse d'avoir contribué à la crise des opiacés en aidant le laboratoire Purdue à pousser les médecins à prescrire son médicament anti-douleur OxyContin. 

Casino à la peine

Le groupe reculait de 3,16% à 28,21 euros, lesté par des ventes moins bonnes que l'année précédente (-6,4%) pour ses magasins, et même qu'en 2019 (-1%) en France, lors du premier trimestre 2021.

Klépierre souffre

Le groupe, propriétaire de dizaines de centres commerciaux en France et en Europe, perdait 0,54% à 22,11 euros. Il a continué de subir les effets des restrictions sanitaires au premier trimestre mais reste confiant pour la suite.

Euronext CAC40

Vos réactions doivent respecter nos CGU.