La Bourse de Paris dans le rouge, rattrapée par la géopolitique (-0,20%)

La Bourse de Paris dans le rouge, rattrapée par la géopolitique (-0,20%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le mercredi 27 février 2019 à 13h59

La Bourse de Paris se maintenait dans le rouge en milieu de journée, les investisseurs étant rattrapés par la géopolitique et absorbés par le flot de publications d'entreprises en attendant du nouveau sur le volet commercial.

A 13H35 (12H35 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 10,27 points à 5.228,45 points, dans un volume d'échanges de 996,1 millions d'euros. La veille, la cote parisienne avait fini en légère hausse de 0,13%.

La cote parisienne est restée en léger retrait dès l'ouverture.

Wall Street se préparait à ouvrir également en repli. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,17%, l'indice élargi S&P cédait 0,20% et le Nasdaq, à dominante technologique, reculait de 0,22%.

"Les marchés boursiers sont dans le rouge, la géopolitique joue sur l'état d'esprit des investisseurs", observe David Madden, analyste chez CMC Markets.

"Les investisseurs se demandent encore quand le différend commercial entre la Chine et les Etats-Unis va être résolu", ajoute-t-il.

L'optimisme que les deux camps avaient affiché à l'issue de six jours de discussions dimanche, avait soutenu les marchés en début de semaine mais son impact semblait s'estomper avec le retour de la prudence face aux incertitudes géopolitiques.

Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un ont affiché leur optimisme mercredi à Hanoï au début de leur deuxième sommet, huit mois après leur rencontre historique de Singapour.

En revanche, la tension est encore montée d'un cran mercredi entre l'Inde et le Pakistan qui ont chacun affirmé avoir abattu des avions ennemis, les deux puissances nucléaires répétant toutefois vouloir éviter "l'escalade".

En Europe, la dirigeante britannique Theresa May va demander mercredi l'aval des députés à sa nouvelle stratégie sur le Brexit qui pourrait déboucher sur un report de la date du divorce, prévu pour le 29 mars, s'ils rejetaient à nouveau son accord de retrait de l'UE.

Le négociateur européen Michel Barnier a déclaré mercredi qu'un éventuel report serait possible, à condition que les Britanniques expliquent à quoi ils veulent employer le temps supplémentaire qui leur serait ainsi alloué.

Côté statistiques, l'indice de confiance des entreprises et des consommateurs en Italie a baissé en février, atteignant pour ces derniers son plus bas niveau depuis 18 mois.

La Commission européenne a exhorté mercredi l'Italie à assainir ses finances publiques et a insisté sur "l'urgence" d'une telle mesure en raison des "perspectives économiques qui s'assombrissent" dans ce pays.

La croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a ralenti en janvier.

Les commandes industrielles pour décembre sont attendues aux Etats-Unis.

Air France-KLM culbute

Air France-KLM  plongeait de 10,13% à 11,44 euros après la prise de participation inopinée de l'Etat néerlandais à hauteur de 12,68% dans Air France-KLM.

Suez était stable (+0,09% à 11,48 euros) après avoir vu les bénéfices du groupe fortement progresser l'an dernier.

Solvay reculait de 4,15% à 97,96 euros, en raison d'une "progression modérée" de son bénéfice d'exploitation attendue en 2019.

bioMérieux profitait (+4,78% à 72,40 euros) du dépassement de ses objectifs l'an dernier.

GTT progressait de 3,51% à 79,70 après des bénéfices et une activité en hausse pour 2018, tirés par l'appétit pour cette énergie.

Arkema se repliait de 2,15% à 87,28 euros, en raison d'une prévision d'Ebitda (excédent brut d'exploitation) "comparable au niveau record de 2018", mais "en légère baisse" au premier trimestre.

Safran réagissait peu (-0,37% à 119,85 euros) au dépassement des objectifs financiers du groupe en 2018.

SES reculait de 0,53% à 17,74 euros, le groupe prévoyant pour l'exercice en cours des revenus globaux quasiment stables par rapport à 2018, avant une accélération anticipée sur 2020.

Altarea Cogedim s'effritait de 0,22% à 180,40 euros, la foncière n'ayant pas donné d'objectifs précis pour cette année.

Euronext CAC40

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