La Bourse de Paris dans le vert à mi-séance

La Bourse de Paris dans le vert à mi-séance
Le siège d'Euronext

AFP, publié le mardi 09 mars 2021 à 13h35

La Bourse de Paris reprenait sa marche en avant mardi midi (+0,38%), après un démarrage poussif, profitant d'une ouverture annoncée positive à Wall Street à la faveur d'une accalmie sur le marché obligataire américain, et de perspectives de croissance positives en Europe.

La Bourse de Paris reprenait sa marche en avant mardi midi (+0,38%), après un démarrage poussif, profitant d'une ouverture annoncée positive à Wall Street à la faveur d'une accalmie sur le marché obligataire américain, et de perspectives de croissance positives en Europe.

Après une ouverture hésitante, l'indice CAC 40 montait de 22,44 points à 5.925,43 points vers 13H15. La veille, il avait terminé en forte hausse de 2,08%, franchissant le seuil des 5.900 points pour la première fois depuis fin février 2020.

"Dans l'immédiat, le rendement du bon du Trésor (américain) à 10 ans est reparti à la baisse ce matin, ce qui est un facteur favorable aux actions", relève Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

Ce fléchissement du taux américain à dix ans, qui évoluait autour de 1,53%, soit en baisse de 6 points de base par rapport à la clôture de la veille, pourrait aussi expliquer "que le Nasdaq montre des signes de rebond" d'après les contrats à terme sur les indices américains, selon Michael Hewson, analyste en chef chez CMC Markets UK.

La rotation sectorielle à l'oeuvre depuis plusieurs jours se poursuivait en outre, les investisseurs favorisant les titres ayant le plus baissé en raison de la crise liée au Covid-19 au détriment des valeurs technologiques notamment, dont la valorisation, très élevée actuellement, est aussi très dépendante d'un environnement de taux bas.

La perspective d'une relance très forte aux Etats-Unis, alors que la Chambre des représentants doit donner ce mardi son approbation finale à un plan d'aide de 1.900 milliards de dollars, a donc profité ces derniers jours aux secteurs plus traditionnels (voyagistes, industrie, automobile...) sensibles à la conjoncture.

Côté statistiques, l'OCDE a fortement revu à la hausse, à 5,6%, sa prévision de croissance mondiale en 2021, tablant sur les effets conjugués du méga-plan de relance américain et de la vaccination, dans ses perspectives intermédiaires publiées mardi.

Pour 2021, la croissance de l'économie française sera "au moins égale à 5%", a estimé mardi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, sur France Info.

Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) français devrait être "en légère hausse" par rapport au trimestre précédent mais le niveau d'activité rester inférieur de 5% à son niveau d'avant-crise en février et en mars.

Les bancaires déchantent

Après avoir nettement progressé lundi, les valeurs bancaires accusaient le coup, reléguées en queue du CAC 40: Société Générale perdait 3,36% à 21,59 euros, BNP Paribas refluait de 2,74% à 51,79 euros et Crédit Agricole reculait de 1,99% à 12,31 euros.

Contrat allemand pour Alstom

Le constructeur ferroviaire prenait 1,11% à 43,76 euros. Il a annoncé mardi avoir remporté un contrat de près de 760 millions pour la fourniture de trains régionaux en Basse-Saxe, dans le nord-ouest de l'Allemagne.

Fin de conflit entre Suez et Veolia ?

Le conseil d'administration de Suez (+0,81% à 17,95 euros) pourrait recevoir le PDG de Veolia (+1,97% à 23,29 euros) si certaines conditions étaient remplies, a précisé son président Philippe Varin dans un entretien au Figaro publié lundi, alors que Veolia a promis pour cette semaine une proposition de nature à sortir "par le haut" du conflit avec Suez.

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