La Bourse de Paris en recherche de direction (+0,09%), l'oeil sur la Fed

La Bourse de Paris en recherche de direction (+0,09%), l'oeil sur la Fed
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 24 février 2021 à 10h01

La Bourse de Paris peinait à accrocher un cap (+0,09%) mercredi matin, ne se montrant pas pleinement convaincue des propos rassurants du président de la Fed concernant l'inflation, avant d'autres interventions de membres de la Banque centrale américaine.

La Bourse de Paris peinait à accrocher un cap (+0,09%) mercredi matin, ne se montrant pas pleinement convaincue des propos rassurants du président de la Fed concernant l'inflation, avant d'autres interventions de membres de la Banque centrale américaine.

Vers 09H38, l'indice vedette CAC 40 grappillait 5,26 points à 5.785,10 points, au lendemain d'une progression de 0,22%. 

"Les investisseurs craignent de plus en plus que le bond attendu de l'inflation n'entraîne un durcissement considérable des conditions financières en zone euro", ce qui aurait des répercussions négatives sur les marchés actions, relève Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

"Nous sommes donc dans une période charnière" pour ces derniers: "les banques centrales vont devoir convaincre de leur capacité à endiguer tout sursaut durable d'inflation, ce qui ne va pas être une tâche aisée", complète-t-il.

Ainsi les propos du président de la Fed, Jerome Powell, s'ils ont temporairement apaisé les marchés mardi, permettant aux indices américains de rebondir de leurs plus bas et à la flambée des rendements obligataires de ralentir, n'ont semble-t-il pas pleinement convaincu les investisseurs.

"Jerome Powell a rassuré à court terme mais les marchés ne donneront pas leur blanc-seing à la Fed. Même si les banquiers centraux américains ne sont pas inquiets vis-à-vis de l'inflation et assurent qu'une éventuelle poussée sera temporaire, les investisseurs pourraient faire preuve durablement d'une plus grande nervosité", indique pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

La forte hausse des rendements sur le marché obligataire est le signe de l'anticipation d'une nette reprise de l'inflation et de la croissance, surtout aux Etats-Unis, et donc d'un arrêt, à terme, des politiques monétaires très accommodantes.

Jerome Powell a répété que la Banque centrale américaine allait maintenir sa politique accommodante de soutien à l'économie et a balayé les craintes des marchés et de certains économistes sur une possible inflation galopante dans les prochains mois.

Dans ce contexte, les opérateurs de marché devraient de nouveau, ce mercredi, scruter de près les commentaires de plusieurs membres de la Fed, à commencer par son président, auditionné cette fois devant la Chambre des Représentants.

Du côté des indicateurs, la croissance allemande du quatrième trimestre a été revue en hausse, à +0,3% par rapport aux trois mois précédents.

En France, le climat des affaires s'est légèrement dégradé en février, a rapporté l'Insee.

Les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis pour janvier sont également attendues.

Fnac Darty crève le plafond

Le titre bondissait de 8,20% à 51,05 euros après que le groupe a fait état d'une situation financière "solide" en 2020 malgré la pandémie, ce qui va lui permettre de reverser un dividende à ses actionnaires.

Repli limité pour Accor

Le géant français de l'hôtellerie perdait 0,82% à 33,90 euros après avoir accusé l'an dernier une perte nette proche de 2 milliards d'euros, et vu son activité chuter de 60% du fait de la crise sanitaire qui a fait fermer ou tourner au ralenti ses établissements.

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