La Bourse de Paris finit au plus bas (-1,21%) depuis février 2017

La Bourse de Paris finit au plus bas (-1,21%) depuis février 2017
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le mardi 20 novembre 2018 à 18h15

La Bourse de Paris a terminé en fort repli (-1,21%) mardi, entraînée, comme la veille, par la tourmente des valeurs technologiques aux États-Unis, dans un contexte déjà lesté par les incertitudes politiques en Europe.

L'indice CAC 40 a perdu 60,56 points à 4.924,89 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,9 milliards d'euros, clôturant au plus bas depuis février 2017. La veille, il avait fini en baisse de 0,79%.

La cote parisienne, après une ouverture dans le rouge, a creusé ses pertes au fil de la séance, tombant jusqu'à 4.894,30 points, soit un plus bas depuis le 28 février 2017.

"Cela fait plusieurs jours que nous sommes sous l'influence du Nasdaq", l'indice américain à forte coloration technologique, a relevé auprès de l'AFP Cédric Besson, gérant et conseiller du Président à Gaspal Gestion.

Après avoir chuté de plus de 3% lundi, le Nasdaq a encore cédé du terrain mardi, ouvrant sur une baisse de plus de 2%.

Ce recul "est vraiment focalisé sur la tech et fait suite essentiellement à Apple, qui a perdu 20% depuis les plus hauts d'il y a quelques semaines parce que nous anticipons que les ventes de fin d'année, d'iPhone en particulier, ne seront peut-être pas très bonnes", a expliqué M. Besson.

"Nous allons entrer (dans une phase de) décélération de l'activité aux Etats-Unis" en raison de la fête de Thanksgiving jeudi, "ce qui peut peut-être expliquer aussi" la baisse très prononcée du Nasdaq, a jugé M. Besson.

Cette mauvaise orientation de Wall Street au lendemain d'une séance déjà chahutée venait s'ajouter aux craintes politiques toujours présentes en Europe, en particulier autour du Brexit et du budget italien.

La Première ministre britannique Theresa May a continué mardi de batailler pour convaincre sa majorité qu'elle a obtenu le meilleur accord de divorce possible avec l'Union européenne. 

Par ailleurs, Bruxelles doit présenter mercredi son opinion sur les projets de budget des Etats membres. Celle sur l'Italie est particulièrement attendue alors que son budget, largement en dehors des clous européens, a déjà été rejeté par la Commission.

L'affaire Carlos Ghosn restait également très suivie par le marché alors que l'arrestation du bâtisseur de l'empire Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, qui était toujours en garde à vue mardi à Tokyo pour soupçon de malversations financières, a provoqué une onde de choc au Japon, en France et dans l'ensemble du monde automobile.

Un conseil d'administration de Renault se tiendra mardi soir, le gouvernement français souhaitant la mise en place d'une gouvernance intérimaire à la tête du constructeur français.

Le titre Renault a finalement limité ses pertes pour terminer en repli de 1,19% à 58,36 euros, après avoir déjà perdu 8,43% lundi.

Les titres technologiques souffraient pour leur part de la faiblesse des poids lourds américains du secteur, comme Atos (-2,12% à 69,40 euros).

Société Générale a baissé de 2,13% à 32,33 euros. La banque a été mise à l'amende lundi par diverses agences américaines à hauteur de 1,34 milliard de dollars pour avoir violé différents embargos économiques.

  Euronext CAC40

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