La Bourse de Paris fléchit face aux nouveaux cas de Covid-19 et perd 1,47%

La Bourse de Paris fléchit face aux nouveaux cas de Covid-19 et perd 1,47%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 24 juin 2020 à 13h33

La Bourse de Paris flanchait mercredi à la mi-journée (-1,47%), retombant dans le stress lié à un regain des cas de contamination au Covid-19.

A 13H23, l'indice CAC 40 cédait 73,67 points à  4.944,01 points. La veille, il avait fini en nette hausse (+1,39%).

La cote parisienne a ouvert dans le rouge et accentué progressivement son repli jusqu'à perdre plus de 2% en séance.

Wall Street se préparait aussi à ouvrir en territoire négatif. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average lâchait 0,78%, celui de l'indice élargi S&P 500 0,66% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,36%.

"Les préoccupations sanitaires sont de retour dans les esprits des investisseurs", qui "réduisent leur exposition aux actions", commente David Madden, analyste pour CMC Markets.

Néanmoins, "le mouvement de correction doit être replacé dans le contexte de la forte hausse de la veille, alimentée par des propos positifs relatifs aux relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ainsi que des indicateurs économiques optimistes", souligne-t-il.

"Les investisseurs tempèrent l'enthousiasme et l'appétit pour le risque qu'ils ont eu jusqu'à présent cette semaine au milieu de nouvelles flambées de cas de coronavirus", note aussi Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Les données macroéconomiques ont beau être plutôt rassurantes et le soutien des banquiers centraux et des gouvernements déterminant pour faire repartir le pouls de l'économie, le risque sanitaire fait tanguer la confiance des investisseurs.

"Dans l'immédiat, le risque pour la reprise reste avant tout sanitaire", souligne Bruno Cavalier chez Oddo BHF.

L'épidémie de Covid-19 enregistre une poussée "préoccupante" aux Etats-Unis et progresse toujours en Amérique latine, pesant lourdement sur l'économie mondiale dont le Fonds monétaire international doit actualiser les perspectives de croissance dans l'après-midi.

En Europe, l'Allemagne a reconfiné mardi plus de 600.000 personnes face à l'éruption d'un foyer de contamination dans le plus grand abattoir d'Europe, où plus de 1.550 personnes ont été contaminées.

Un nouvel arrêt, même partiel, de l'économie après un blocage complet, serait fatal alors que des signaux de reprise commencent à poindre, avec notamment un rebond plus fort que prévu du moral des entrepreneurs allemands en juin (baromètre Ifo). 

Après l'embellie de l'indicateur avancé PMI mardi, entretenant l'espoir d'une reprise économique dans l'Hexagone, le climat des affaires en France s'est lui aussi redressé "très nettement" en juin dans la foulée du déconfinement, enregistrant un rebond historique, tout en restant dégradé.

- Europcar profite d'un possible intérêt de VW -

Au sein du CAC 40, L'Oréal faisait cavalier seul dans le vert (+0,25% à 281,20 euros).

ArcelorMittal, sensible à la conjoncture économique, perdait 4,29% à 9,35 euros. Tout comme Safran (-3,55% à 91,78 euros) et Thales (-3,47% à 70,74 euros).

La baisse des prix du pétrole pesait sur Total (-1,48% à 35,65 euros).

Le transport aérien battait de l'aile: Groupe ADP reculait de 2,22% à 94,50 euros et Air France-KLM régressait de 3,74% à 4,12 euros.

En revanche Europcar grimpait de 6,55% à 2,54 euros sur fond de discussions avec le constructeur automobile allemand Volkswagen qui envisage d'acquérir le loueur de voitures, selon une source proche du dossier.

Euronext CAC40

Vos réactions doivent respecter nos CGU.