La Bourse de Paris, gagnée par la peur de l'inflation, recule de 1,86%

La Bourse de Paris, gagnée par la peur de l'inflation, recule de 1,86%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 11 mai 2021 à 18h23

La Bourse de Paris a reculé de 1,86% mardi à la clôture, lestée par des craintes inflationnistes qui ont entraîné des prises de bénéfices sur les valeurs de croissance et certaines valeurs cycliques.

La Bourse de Paris a reculé de 1,86% mardi à la clôture, lestée par des craintes inflationnistes qui ont entraîné des prises de bénéfices sur les valeurs de croissance et certaines valeurs cycliques.

L'indice CAC 40 a chuté de 118,60 points à 6.267,39 points. Lundi, il avait terminé stable (+0,01%).

La place parisienne est restée clairement dans le rouge du début à la fin de la séance, le risque d'une surchauffe de l'économie et d'une inflation durable rendant les investisseurs fébriles.

"Le marché a bien compris que les autorités monétaires des deux côtés de l'Atlantique n'allaient pas remonter les taux à court terme de façon mécanique même s'il y a des tensions inflationnistes au-delà des cibles d'inflation", rappelle Waldemar Brun-Theremin, gérant de Turgot Asset Management. "En revanche, ce qui inquiète les marchés, c'est une remontée des taux à dix ans et au-delà", explique-t-il à l'AFP.

Dans ce contexte de tensions inflationnistes, le segment des valeurs de croissance (technologie, informatique, électronique), qui a très fortement progressé ces derniers mois, a été visé par des prises de bénéfices.

Ces entreprises, qui avaient profité de la crise sanitaire et avaient été les premières à bénéficier de la hausse des marchés actions depuis les plus bas de mars 2020, seraient particulièrement pénalisées par une remontée des taux du fait de leur besoin en investissements puisqu'un resserrement monétaire viendrait renchérir le coût du crédit.

"Les investisseurs ne croient pas que tout va s'arrêter d'un coup, mais ils utilisent ces craintes pour prendre leurs bénéfices", explique de son côté Alexandre Baradez, analyste à IG France, dans un point quotidien mis en ligne.

Après un parcours ascensionnel favorisé par le redémarrage de l'économie, le titre de Renault a plongé de 6,44% à 33,07 euros et celui de Stellantis a perdu 3,01% à 14,65 euros.

STMicroelectronics (-3,22% à 29,18 euros), Worldline (-1,76% à 75,47 euros)  ont suivi le nouveau mouvement de vente outre-Atlantique sur les valeurs technologiques.

ArcelorMittal a reculé de 2,10% à 27,06 euros. Des associations écologistes ont réclamé mardi devant la justice française 110.000 euros de dommages et intérêts au géant de l'acier pour avoir pendant plusieurs années enfreint la loi sur les émissions de polluants dans son usine de Fos-sur-mer, près de Marseille.  

Du côté des pétrolières, Total a lâché 2,34% à 38,42 euros, Vallourec a plongé de 6,57% à 30,14 euros et TechnipFMC de 4,96% à 6,67 euros. 

Euronext CAC40

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