La Bourse de Paris garde confiance à mi-séance

La Bourse de Paris garde confiance à mi-séance
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le lundi 15 mars 2021 à 12h29

La Bourse de Paris gardait confiance lundi à mi-séance après une semaine complète dans le vert, en attendant de scruter ces prochains jours chaque mot de la Réserve fédérale américaine dans un contexte de craintes inflationnistes.

La Bourse de Paris gardait confiance lundi à mi-séance après une semaine complète dans le vert, en attendant de scruter ces prochains jours chaque mot de la Réserve fédérale américaine dans un contexte de craintes inflationnistes.

Vers 12H00, l'indice parisien prenait 0,27%, soit 16,58 points, à 6.063,13 points. Vendredi, la cote parisienne a fini en hausse de 0,21%, et de 4,56% sur la semaine. 

Les investisseurs suivront "attentivement les données et la sémantique de la Fed mercredi, de la Banque centrale d'Angleterre (BoE) jeudi ainsi que la décision de politique monétaire de la Banque centrale du Japon (BOJ)" vendredi, indique Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Aucune décision n'est attendue de la réunion du Comité monétaire de la banque centrale américaine (Fed), mardi et mercredi, la Fed n'entendant pas resserrer sa politique monétaire tant que le plein emploi ne sera pas de retour et que l'inflation n'aura pas dépassé 2%.

Mais "dans un contexte de nervosité sur les marchés de taux (...), les investisseurs s'interrogent sur le degré de tolérance de la Fed vis-à-vis de ces ajustements haussiers sur les marchés obligataires", écrit Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d'Allianz Global Investors.

Depuis les dernières semaines, tous les regards sont tournés vers le marché obligataire, ou plus exactement la nette progression du taux américain à maturité dix ans.

Celle-ci traduit des craintes d'un retour de l'inflation qui s'appuient sur une perspective de croissance plus élevée aux Etats-Unis, grâce au plan d'urgence de 1.900 milliards de dollars signé la semaine dernière par le président Joe Biden et à l'accélération des vaccinations.

Le taux à 10 ans sur les obligations d'État américaines a ainsi atteint vendredi en séance son plus haut depuis février 2020, à 1,6405%, avant de redescendre lundi à 1,61%.

Signe de l'optimisme des investisseurs concernant la reprise économique, les valeurs cycliques se distinguaient à l'instar de Stellantis (+3,11% à 14,99 euros) ou ArcelorMittal (+1,65% à 22,75 euros).

Faber écarté de la présidence de Danone 

Le titre Danone montait de 4,16% à 60,54 euros, après l'annonce de l'éviction du patron du groupe agroalimentaire, Emmanuel Faber, ciblé par une fronde d'actionnaires opposés à sa stratégie.

Sanofi progresse sur le cancer de l'uterus

Le titre Sanofi gagnait 1,39% à 81,03 euros après que le laboratoire a fait état lundi de "résultats positifs" pour son traitement Libtayo sur le cancer de l'utérus, "avec une réduction de 31% du risque de décès", le conduisant à arrêter prématurément son essai de phase III.

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