La Bourse de Paris garde ses distances avec la prise de risque (-0,32%)

La Bourse de Paris garde ses distances avec la prise de risque (-0,32%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 13 octobre 2020 à 14h07

La Bourse de Paris gardait ses distances avec la prise de risque mardi à mi-séance (-0,32%), confrontée à plusieurs nouvelles peu encourageantes avant le lancement de la saison des résultats d'entreprises.

La position prudente était de mise dans toute l'Europe: vers 13H45 (11H45 GMT), l'indice parisien cédait 15,97 points à 4.963,32 points, Francfort reculait de 0,41% et Londres était atone (+0,04%).

Wall Street était mitigé avant l'ouverture: le contrat à terme sur le Dow Jones Industrial Average se repliait de 0,33%, celui du S&P 500 était à l'équilibre et celui sur le Nasdaq en hausse de 0,92%.

Après un passage à vide lié à une rentrée compliquée par la pandémie en septembre, les marchés actions avaient été portés par un regain d'espoir la semaine passée.

Mais, "l'appétit pour le risque des investisseurs est aujourd'hui en pause, suite aux retards et aux difficultés dans le développement d'un vaccin de Johnson & Johnson, alors que le nombre d'infections continue d'augmenter partout", observe Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

"En outre, les opérateurs boursiers sont de plus en plus déçus par l'incapacité de l'administration américaine à conclure un nouvel accord sur de nouvelles mesures de relance et doivent faire face à l'incertitude de la prochaine élection présidentielle", poursuit-il.

De nombreux investisseurs, déjà confrontés aux risques économiques découlant de la crise sanitaire et politiques à l'approche de l'élection présidentielle américaine, étaient enclins à la prudence avant l'ouverture de la saison des résultats du troisième trimestre aux Etats-Unis.

Le moral des investisseurs allemands a fortement baissé en octobre (baromètre ZEW) après deux mois consécutifs de forte hausse. Le taux de chômage au Royaume-Uni a continué sa progression sur les trois mois terminés fin août. En revanche, les importations chinoises ont progressé en septembre de 13,2% sur un an, illustrant la reprise économique du géant asiatique.

"Lors des dernières séances, les actions européennes avaient été portées par les espoirs d'un plan de relance américain pendant que la crise sanitaire était reléguée en second plan, mais cette fois, la pandémie est à nouveau sur le devant de la scène", résume David Madden, analyste chez CMC Markets.

L'AERIEN BAT DE L'AILE

Les valeurs du secteur aéronautique étaient de nouveau en baisse dans la perspective de nouvelles restrictions de l'activité pour contrer la progression de la deuxième vague de nouveau coronavirus au Royaume-Uni et ailleurs. Le motoriste Rolls-Royce chutait de 3,85% à 187,35 pence. Les compagnies aériennes IAG et Easyjet cédaient respectivement 2,49% à 99,22 pence et 1,21% à 491,90 pence. Lufthansa (-1,64% à 7,90 euros) baissait également, tout comme l'opérateur de l'aéroport de Francfort, Fraport (-4,13% à 33,92 euros).

Air France-KLM dégringolait de 3,12% à 3,01 euros et Airbus reculait de 2,68% à 64,22 euros, particulièrement touché par les effets de la pandémie.

BANQUES EN BERNE

Le secteur bancaire de l'Eurostoxx 50 perdait 2,15% en attendant les résultats des banques américaines avant l'ouverture de Wall Street. A Paris, Société Générale reculait de 2,05% à 12,45 euros, Crédit Agricole de 2,67% à 7,50 euros et BNP Paribas de 2,24% à 32,79 euros.

Euronext CAC40

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