La Bourse de Paris grimpe, misant sur un apaisement des craintes sanitaires

La Bourse de Paris grimpe, misant sur un apaisement des craintes sanitaires
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 23 octobre 2020 à 13h29

La Bourse de Paris avançait de 1,55% pour sa dernière séance de la semaine, aidée par des nouvelles sanitaires encourageantes sur le front du traitement contre le Covid-19, malgré la publication d'indicateurs économiques mitigés.

L'indice vedette CAC 40 avançait de 75,18 points à 4.926,56 points vers 13H00 (11H00 GMT). Les autres places européennes profitaient également de cet élan d'optimisme, Francfort gagnant 1,23% et Londres 1,69%.

"L'Europe boursière profite de l'approbation par la FDA du traitement du laboratoire Gilead, Redemsivir, pour les patients atteints du Covid-19", affirme David Madden, analyste de CMC Markets UK.

L'Agence américaine des médicaments a accordé une autorisation permanente au médicament antiviral pour les malades hospitalisés, confirmant l'autorisation conditionnelle accordée en mai, selon son fabricant Gilead.

Concernant un potentiel vaccin, l'avenir est plus flou mais deux sociétés américaines, Pfizer et Moderna, prévoient de demander l'autorisation d'ici fin novembre aux Etats-Unis.

La pandémie continue pendant ce temps sa très forte progression en Europe, avec notamment un record de contaminations en France en 24 heures, à plus de 41.600 cas.

Des indicateurs économiques en demi-teinte n'ont pas altéré l'humeur des investisseurs.

L'activité du secteur privé s'est contractée en octobre dans la zone euro, victime d'une détérioration de la conjoncture dans les services liée à l'aggravation de l'épidémie de Covid-19, selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit.

Ces chiffres font craindre un nouveau plongeon de l'économie européenne dans la récession au dernier trimestre, après l'embellie qui avait suivi l'effondrement du printemps, notamment en France.

"Nous risquons d'avoir un chiffre de croissance négatif" au quatrième trimestre, a reconnu vendredi matin le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, assurant que cette éventualité avait été intégrée dans la prévision de contraction du PIB de 10% faite par le gouvernement pour l'ensemble de 2020.

"Le rebond des mois précédents va peut-être connaître une fin", observe Stephen Innes, stratégiste pour Axi, soulignant toutefois le rôle encore important de la Banque centrale européenne pour soutenir l'Europe en cas de besoin.

Les indices boursiers européens étaient enfin soutenus par une série de résultats financiers à l'échelle du continent.

DAIMLER RETROUVE SON NIVEAU DE 2019

Le constructeur automobile allemand (+2,20% à 48,96 euros) s'attend pour l'année en cours à un bénéfice d'exploitation (EBIT) "au niveau de l'année précédente" malgré une "nette baisse" du chiffre d'affaires attendue en raison de la pandémie.

BARCLAYS RENOUE AVEC LES BENEFICES

La banque britannique (+8,04% à 112,66 pence) a renoué avec les bénéfices au troisième trimestre malgré la pandémie, alors qu'elle avait enregistré une perte l'an dernier en raison de provisions juridiques liées au scandale des assurances-crédit PPI.

LES VENTES DE RENAULT SE REPRENNENT

La reprise des ventes d'automobiles au troisième trimestre 2020 a permis à Renault (+0,62% à 25,05 euros) de limiter la baisse de son chiffre d'affaires, mais le groupe français reste prudent pour la suite concernant les effets de la crise sanitaire dans les mois à venir.

Euronext CAC40

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