La Bourse de Paris hésitante dans le sillage des entreprises et de la Fed

La Bourse de Paris hésitante dans le sillage des entreprises et de la Fed
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 11 février 2021 à 12h51

La Bourse de Paris cédait 0,01% jeudi à la mi-séance, digérant de nombreux résultats d'entreprises au lendemain d'un discours du président de la Fed évoquant un marché de l'emploi américain "très loin d'être solide".

Vers 12H30 (11H30 GMT), l'indice parisien perdait 0,77 point à 5.670,03 points.

TF1, Crédit Agricole, Schneider Electric, BPCE, L'Oréal pour la France, mais aussi Commerzbank, AstraZeneca, et Unicredit pour l'Europe ou encore Disney et Uber pour les Etats-Unis: les résultats d'entreprises publiés entre mercredi soir et jeudi soir sont très nombreux.

Dans le même temps, les investisseurs tentaient d'analyser un discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, prononcé mercredi.

Ce dernier a dépeint un marché de l'emploi américain "très loin" d'être solide. L'expérience des récessions passées montre en outre, selon lui, que cela pourrait prendre "des années" pour revenir au plein emploi d'avant la pandémie.

Les investisseurs ont été "rassurés" par ce discours, estime Christian Parisot, analyste pour Aurel BGC, car M. Powell a affirmé qu'il maintiendrait le cap de sa politique accommodante en dépit des craintes d'économistes sur une potentielle surchauffe de l'économie et d'inflation, une donnée de plus en plus surveillée par les acteurs du marché.

L'indice CPI publié mercredi pour janvier s'est montré en hausse mais sous les attentes des analystes, en progression de 0,3% sur un mois et de 1,4% sur un an.

Les investisseurs continuent "à anticiper" l'idée que "l'inflation sera stimulée par une demande accrue dans de nombreux secteurs (...) ainsi que par la levée des restrictions liées à la pandémie", affirme Pierre Veyret, analyste d'ActivTrades.

Unibail vend des actifs en Europe

Le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (URW) plongeait de 11,82% à 57,32, après avoir annoncé la vente d'une partie de ses actifs en Europe et la réduction très significative de sa présence aux Etats-Unis pour renflouer sa lourde dette, entérinant ainsi la stratégie définie à l'automne par sa nouvelle direction.

Crédit Agricole applaudi en Bourse

Le groupe (+3,72% à 10,60 euros) a enregistré une baisse de son bénéfice net de 34,9% en 2020 par rapport à l'année précédente, à 4,69 milliards d'euros, mais a  indiqué vouloir verser un dividende de 80 centimes par titre.

ArcelorMittal change de tête

A l'occasion de la publication de résultats annuels en amélioration, le conseil d'administration du géant sidérurgique (-0,60% à 19,10 euros) a annoncé jeudi la nomination comme directeur général du groupe d'Aditya Mittal, jusque-là directeur général d'ArcelorMittal Europe et directeur financier du groupe.

Danone sous pression d'un activiste

"Un changement urgent est nécessaire" à la tête du groupe agroalimentaire Danone (+2,85% à 54,88 euros), plaide jeudi une société américaine de gestion d'actifs affirmant détenir plus de 3% du capital, qui demande la dissociation des fonctions de président et directeur général aujourd'hui occupées par Emmanuel Faber.

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