La Bourse de Paris marque une pause et cède 0,76%

La Bourse de Paris marque une pause et cède 0,76%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 24 juin 2020 à 09h57

La Bourse de Paris marquait une pause mercredi matin (-0,76%), les nouveaux pics de cas liés au coronavirus atténuant les espoirs de reprise économique.

A 09H39, l'indice CAC 40 reculait de 38,17 points à 4.979,51 points. La veille, il avait fini en nette hausse (+1,39%).

Après l'embellie de l'indicateur avancé PMI mardi, entretenant l'espoir d'une reprise économique dans l'Hexagone, le climat des affaires en France s'est redressé "très nettement" en juin dans la foulée du déconfinement, enregistrant un rebond historique, tout en restant dégradé.

"Nous allons devoir nous habituer à naviguer dans un environnement économique qui va être marqué par des chiffres atteignant des extrêmes dans les mois à venir du fait de l'anomalie qu'a représenté le confinement du point de vue de l'activité économique", commente Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Cette mise en garde sur l'interprétation des données économiques vaut également pour l'indice Ifo allemand" qui sera publié dans la matinée, indique-t-il.

Nombreux sont les observateurs qui pointent du doigt la décorrélation entre les fondamentaux économiques et la valorisation des marchés du moment, certains évoquant "un risque de bulle".

Une bulle qui "peut aller encore plus loin que celle constatée en 2000 étant donné le soutien financier, inégalé historiquement, fourni par la Fed", la banque centrale américaine, écrit Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

Les marchés sont tiraillés depuis des jours entre les craintes sanitaires et les espoirs de reprise économique.

"L'optimisme de la réouverture des économies et les liquidités à un coût historiquement bas, favorisent l'investissement massif sur les actions et les marchés financiers en général", résume M. Boy.

Pourtant sur le plan sanitaire, la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 475.000 morts dans le monde, continue de se propager sur le continent américain et connaît des résurgences de foyers localisés en Europe, illustrés par le reconfinement mardi de deux cantons allemands.

Dans le sillage de leurs homologues américaines, les valeurs technologiques avaient encore le vent en poupe. STMicroelectronics montait de 1,19% à 24,62 euros tandis qu'Atos (+0,93% à 76 euros) était confiant dans sa capacité à parvenir à une croissance annuelle de ses ventes de "5 à 7%" à moyen terme, d'ici quatre ou cinq ans.

Groupe ADP lâchait 0,93% à 95,75 euros, son patron ayant affirmé à l'AFP que le gestionnaire aéroportuaire "extraordinairement secoué" par le Covid-19 "n'est pas en danger" mais que "la nouvelle donne" allait poser la question d'un "nouveau dimensionnement".

Air France-KLM perdait 1,29% à 4,22 euros. le SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes d'Air France, va signer un accord de rupture conventionnelle collective prévoyant le départ volontaire d'ici fin 2020 d'environ 400 pilotes de la compagnie tricolore, soit près de 10% des effectifs de pilotes.

En revanche, SMCP grimpait de 8,01% à 5,15 euros après avoir obtenu un prêt garanti par l'Etat (PGE) de 140 millions d'euros afin d'atténuer les conséquences financières de la crise du Covid-19 sur son activité.

OL Groupe progressait de 3,23% à 2,24 euros. La holding contrôlant l'Olympique lyonnais, a annoncé que ses financeurs avaient donné leur accord de principe sur le versement d'un important prêt de 92,6 millions d'euros pour l'aider à traverser la crise.

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