La Bourse de Paris monte de 0,58% à la mi-séance, attendant la Fed

La Bourse de Paris monte de 0,58% à la mi-séance, attendant la Fed
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 16 décembre 2020 à 13h47

La Bourse de Paris avançait de 0,58% à la mi-séance mercredi, aidée par des indicateurs favorables sur l'activité privée en zone euro, dans l'attente des conclusions d'une réunion de la Banque centrale américaine.

L'indice CAC 40 prenait 32,27 points à 5.530,21 points à 13H20 (12H20 GMT).

L'Europe boursière restait en vert, Londres gagnant 0,97%, Francfort 1,54% et Madrid 0,36%. Côté asiatique, la Bourse de Tokyo a fini en petite hausse, le Nikkei prenant 0,26% et le Topix 0,27%.

Les indices boursiers ont été favorisés par la publication du baromètre PMI sur l'activité du secteur privé en zone euro qui s'est redressé à 49,8 points en décembre, après 45,3 en novembre.

L'indice est bien meilleur que celui de 45,8 anticipé dans "les prévisions du consensus", souligne Chris Williamson, économiste chez Markit.

Avant cette publication, les indices européens progressaient déjà dans l'attente des conclusions d'une réunion de la Banque centrale américaine.

"La Fed devrait réaffirmer ce soir son soutien total à la première économie du monde", affirme dans une note Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

Outre son soutien par les mots, l'institution dirigée par Jerome Powell pourrait donner un petit coup de pouce en prolongeant la durée de détention de ses obligations. 

"Ceci permettrait d'ancrer les taux longs à des niveaux bas à court terme, donnant un signal stimulant à la demande de crédit et donc potentiellement soutenant la demande finale des ménages et des entreprises", détaille Hervé Goulletquer, stratégiste de la Banque Postale AM.

Elle contribuerait ainsi à maintenir bas de nombreux taux d'intérêt pour les ménages et entreprises - crédits auto, prêts immobiliers, etc - et éviter un assèchement du crédit sur les places financières.

Sur le plan budgétaire, les autorités américaines se rapprochent d'un accord attendu depuis des mois alors qu'un groupe d'élus bipartite a proposé un projet de loi partiel de 748 milliards de dollars.

KERING SOUFFRE D'UNE ENQUETE

Le géant du luxe (-2,23% à 557 euros), qui détient en France les marques Balenciaga et Yves Saint Laurent, est visé depuis février 2019 par une enquête pour "blanchiment de fraude fiscale", a-t-on appris mercredi auprès du parquet national financier, confirmant une information de Mediapart.

LA BCE OUVRE LES VANNES DES DIVIDENDES

Commerzbank gagnait 1,23% à 5,36 euros, Crédit Agricole perdait 0,33% à 10,64 euros, Société Générale avançait de 0,79% à 17,45 euros, et BNP Paribas reculait de 1,07% à 44,75 euros.

La Banque centrale européenne a autorisé mardi les banques à verser de nouveau des dividendes sans qu'ils excèdent 15% de leurs bénéfices cumulés des années 2019 et 2020, les invitant cependant à la prudence en pleine pandémie. 

L'AUTOMOBILE ALLEMANDE AVANCE

Volkswagen prenait 4,47% à 157,04 euros. Le marché a apprécié l'armistice trouvé au sein du premier groupe automobile européen, après que son conseil de surveillance a scellé lundi un compromis pour sortir du conflit interne avec le patron Herbert Diess, auquel il a affiché son soutien. 

L'équipementier Continental (+4,68% à 118,50 euros) a présenté mercredi une mise à jour de sa stratégie, basée sur une accélération des investissements dans le numérique et les logiciels.

Euronext CAC40

Vos réactions doivent respecter nos CGU.