La Bourse de Paris négative (-1%) avec Trump positif au Covid-19

La Bourse de Paris négative (-1%) avec Trump positif au Covid-19
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 02 octobre 2020 à 14h06

La Bourse de Paris se gardait bien de prendre des risques vendredi à la mi-journée (-1%), la contamination de Donald Trump par le Covid-19 faisant monter la tension sur les marchés avant les chiffres de l'emploi américain.

A 11H40 GMT, le CAC 40 flanchait de 1% soit 48,3 points à 4.775,71 points, à Francfort le DAX reculait de 1,16% et la Bourse de Londres cédait 0,74%.

Les contrats à terme sur les indices américains laissaient pour leur part entrevoir un décrochage à Wall Street: celui du Dow Jones reculait de 1,42%, celui du S&P 500 de 1,54% et celui du Nasdaq de 2,19%.

Après un net reflux à l'ouverture, les Bourses européennes dont la cote parisienne ont pourtant cherché un temps à reprendre leurs esprits, tout en se gardant bien de prendre des risques avant le week-end.

Le modus operandi sur le marché se résumait à "se débarrasser de toute prise de risque, trouver le meilleur refuge et réévaluer plus tard", selon Stephen Innes, stratégiste chez Axi, qui se demande si Trump a pu contaminer son rival Joe Biden lors de leur débat télévisé de mardi.

Les marchés, qui redoutent des nouvelles mesures de restrictions face à la détérioration de la situation sanitaire en Europe et aux Etats-Unis, ont désormais une autre raison de stresser.

Même si le médecin de la présidence américaine a dit s'attendre à ce que M. Trump "continue à assumer ses fonctions sans perturbations pendant sa convalescence", les opérateurs de marché commençaient à se poser des questions.

Certains analystes cherchent à savoir à qui profitera cette contamination et ce qu'il se passerait si Donald Trump, 74 ans, développait des symptômes l'empêchant de mener campagne. D'autres craignent que le président cherche à invalider le résultat du scrutin en cas de défaite face au candidat démocrate Joe Biden.

"À un mois de l'élection présidentielle, cette annonce renforce les craintes d'une remise en cause du processus électoral", souligne de son côté Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

La tendance était déjà fragilisée par des semaines d'attente d'un nouveau plan américain de relance qui tarde à se concrétiser. 

Les investisseurs attendent les chiffres de l'emploi américain en septembre tandis qu'en zone euro, l'inflation est restée négative en septembre pour le deuxième mois consécutif.

Signe de l'aversion au risque, les taux de rendement à dix ans allemand et français se détendaient sur le marché européen de la dette souveraine.

LE SECTEUR PETROLIER MATRAQUE

Les prix de l'or noir étaient comme la veille en forte baisse vendredi, pesant sur les valeurs pétrolières. Total reculait de 1,88% à 27,96 euros tandis que BP flanchait de 2,66% à 212,40 pence et que son rival Royal Dutch Shell perdait 1,72% à 912 pence.

LES TELECOMS RESISTENT

Les opérateurs télécoms résistaient au marasme après le résultat de l'attribution de fréquences 5G en France: Orange qui a remporté la majeure part des fréquences, prenait 0,47% à 8,72 euros, Iliad (Free) s'arrogeait 2,69% à 162,20 euros et Bouygues 0,62% à 29,15 euros. Altice Europe (SFR) s'effritait en revanche de 0,77% à 4,10 euros. 

Euronext CAC40

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