La Bourse de Paris opte pour la prudence et évolue en léger repli

La Bourse de Paris opte pour la prudence et évolue en léger repli
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le vendredi 14 février 2020 à 10h29

La Bourse de Paris évoluait en très léger reflux vendredi matin (-0,15%), prenant le temps de digérer prudemment les dernières nouvelles au sujet du coronavirus, au terme d'une semaine en dents de scie.

A 09H44, l'indice CAC 40 perdait 9,17 points à 6.083,97 points. La veille, il avait fini en recul de 0,19%.

"Au milieu de la tempête sanitaire", les marchés sont au calme, après avoir "perdu du terrain hier alors que les inquiétudes au sujet du coronavirus ont été réactivées", par le bond du nombre de malades contaminés lié au changement de méthodologie des autorités chinoises, a souligné David Madden, un analyste de CMC Markets.

Les autorités sanitaires du Hubei, dans le centre du pays, ont annoncé jeudi à la surprise générale un élargissement de leur définition des personnes atteintes de pneumonie virale Covid-19. Jusqu'à présent, un test de dépistage à l'acide nucléique était indispensable pour déclarer un cas "confirmé". Dorénavant, les patients "diagnostiqués cliniquement", notamment avec une simple radio pulmonaire, seront aussi comptabilisés.

Près de 64.000 cas de contamination ont désormais été enregistrés en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), et le nombre de personnes décédées s'élève à 1.380 au niveau national, selon les dernier bilan fourni par la Chine, un chiffre révisé en raison de "doublons" dans le décompte des morts.

Du côté des indicateurs, en Allemagne, le PIB a stagné au quatrième trimestre 2019.

Sur le terrain des valeurs, la cote parisienne faisait le grand écart entre des publications bien ou mal perçues.

Renault était pénalisé (-2,93% à 33,80 euros) par sa chute dans le rouge en 2019, pour la première fois en dix ans, plombé par la baisse de l'activité, le repli de la contribution du partenaire japonais Nissan et une charge fiscale en France.

EDF, à l'inverse faisait un bond de 5,67% à 12,40 euros, porté par un bénéfice net multiplié par plus de quatre en 2019, gonflé comptablement par des résultats financiers liés à la bonne performance des marchés financiers.

Crédit Agricole reculait de 0,84% à 13,54 euros, malgré un bénéfice net en hausse de 10% l'an dernier gonflé par une reprise de provision de plus d'un milliard et une bonne performance générale sur le dernier trimestre.

Euronext CAC40

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