La Bourse de Paris ouvre en baisse de 0,13%

La Bourse de Paris ouvre en baisse de 0,13%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris
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AFP, publié le jeudi 30 juillet 2020 à 10h15

La Bourse de Paris a débuté en petite baisse (-0,66%), peinant à digérer la vague nourrie de résultats d'entreprises, après le statu quo décidé par la Fed sur ses taux directeurs.

A 09H32, l'indice CAC 40 refluait de 32,54 points à 4.926,50 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,60%.

Les investisseurs ont démarré la journée en prenant connaissance des décisions de la Fed à l'issue d'une réunion de deux jours, qui, sans surprise, a annoncé qu'elle maintenait ses taux directeurs dans une fourchette de 0 à 0,25% et qu'ils resteraient à ce niveau tant que l'économie ne sera pas pleinement remise du choc.

"Les responsables monétaires ont affirmé leur détermination à maintenir une politique accommodante en débordant largement sur 2021", a noté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets. 

L'ampleur du plongeon du PIB des Etats-Unis entre avril et juin sera dévoilée jeudi, au moment même où le nombre de morts liés au Covid-19 est au plus haut dans le pays.

La cote parisienne avait surtout fort à faire avec une vague nourrie de résultats, tous marqués par la pandémie.

Teleperformance prenait la tête de l'indice CAC 40 avec un bond de 6,91% à 253,60 euros, grâce à une croissance organique plus forte que prévu et des perspectives commerciales favorables même si le groupe a vu son bénéfice net reculer de plus de 55% sur le premier semestre sous l'effet de la crise.

A l'autre extrémité URW fermait la marche (-5,59% à 45,60 euros) marqué par une chute de 14,2% de ses revenus semestriels après avoir dû fermer de nombreux centres pendant le pic de la crise sanitaire.

Orange (-3,72% à 10,08 euros) souffrait d'un bénéfice net en recul de 10,7% sur le semestre, qui s'explique principalement par une hausse des provisions liées aux risques et litiges.

Hermès était aussi mal orienté (-2,42% à 718,20 euros) lesté par un bénéfice net en chute de 55% au premier semestre, même si le groupe a fait état d'un "contexte d'amélioration progressive amorcée en juin".

Renault était également pénalisé (-1,42% à 23,65 euros) après avoir subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire, plombé par son partenaire japonais Nissan et la crise.

Pour Casino, la sanction était très lourde (-9,13% à 23,68 euros)  alors que le groupe a aggravé sa perte nette et publie un chiffre d'affaires en baisse au premier semestre.

Plongeon aussi pour Eramet (-15,08% à 23,65 euros) dans le sillage d'une perte nette au premier semestre, pénalisé notamment par une charge exceptionnelle liée au Covid-19.

Les bonnes surprises, malgré les séquelles de la crise, étaient aussi au rendez-vous, à l'instar de la FDJ, en tête du SBF 120 avec un bond de 11,65% à 29,99 euros après avoir réussi à limiter l'impact de la pandémie, grâce à un plan d'économies qui a permis de stabiliser sa rentabilité.

Coface avait également le vent en poupe (+9,09% à 6,96 euros), tout comme TechnipFMC (+7,62% à 6,86 euros), qui est revenu dans le vert au deuxième trimestre, malgré une baisse de 8% de ses revenus.

Airbus était aussi bien orienté (+2,48% à 63,72 euros), à l'instar de Safran (+2,47% à 92,94 euros), ArcelorMittal (+3,02% à 9,92 euros) ou encore Suez (+3,52% à 10,87 euros).

Euronext CAC40

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