La Bourse de Paris perd 0,16%, doute entre Wall Street et la BCE

La Bourse de Paris perd 0,16%, doute entre Wall Street et la BCE
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 11 septembre 2020 à 12h30

La Bourse de Paris perdait du terrain vendredi à la mi-séance (-0,16%), peinant à ignorer la déprime américaine au lendemain d'une nouvelle chute des indices à Wall Street et d'une réunion de la Banque centrale européenne focalisée sur l'euro et l'inflation.

Vers 12H00 (10H00 GMT), l'indice parisien reculait de 8,08 points à 5.015,85 points. Il avait déjà reculé la veille à la clôture de 0,38%.

Après avoir conduit les indices américains à des sommets historiques, les grands groupes technologiques des Etats-Unis connaissaient un début de mois de septembre chaotique avec le plongeon de leurs actions en Bourse.

Ces reculs ont un effet sur l'ensemble des places européennes qui surveillent nerveusement Wall Street depuis la rentrée. Vendredi, les indices européens étaient mitigés sur le sujet, le Dax allemand perdant 0,31% pendant que le FTSE 100 à Londres prenait 0,32%. 

Toujours côté américain, "les investisseurs n'ont pas non plus apprécié l'échec hier au Sénat d'un nouveau programme d'aide d'environ 500 milliards de dollars proposés par les républicains", affirme John Plassard, spécialiste en investissements pour Mirabaud Securities.

Ce plan doit venir s'ajouter à un arsenal de mesures de soutien à l'économie américaine, initiées par le gouvernement ainsi que la Banque centrale. Ces décisions ont eu pour conséquence de faire reculer nettement la monnaie américaine face à l'euro ces derniers mois.

"C'est un environnement parfait pour un affaiblissement du dollar", note Didier Saint-Georges, membre du comité stratégique d'investissement de Carmignac qui mise sur une poursuite du recul de la devise.  

La Banque centrale européenne s'est justement saisie jeudi de la question lors d'une conférence de presse, affirmant "surveiller attentivement" le niveau de la devise européenne, sans pour autant afficher d'inquiétude marquée.

Un euro fort est de nature à entraver l'activité économique et à limiter la hausse des prix, en rendant les importations moins chères.

"Mais pour le moment le message est clair : +no change+", affirment les analystes d'Aurel BGC.

PARMI LES SECTEURS EN VUE VENDREDI

NÉGOCIATIONS POUR LA BOURSE DE MILAN

L'opérateur boursier paneuropéen Euronext (+1,90% à 101,90 euros), qui gère notamment la place de Paris, a officialisé vendredi des négociations pour racheter la Bourse de Milan à London Stock Exchange Group (+1,73% à 9.044,00 pence), en association avec la Caisse des dépôts italienne.

ACCOR OUT, ALSTOM IN

Le constructeur ferroviaire Alstom (+1,36% à 46,16 euros) va faire son entrée dans l'indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, en lieu et place du groupe hôtelier Accor (-3,50% à 25,09 euros), mis en difficulté par les conséquences de la crise du Covid-19.

ALTICE BONDIT A AMSTERDAM

A la Bourse d'Amsterdam, Altice Europe bondissait de 24,06% à 4,12 euros alors que le milliardaire Patrick Drahi veut racheter le solde du capital du groupe de télécoms et de médias et le retirer de la Bourse des Pays-Bas.

Euronext CAC40

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