La Bourse de Paris perd 1,58%, mauvaise surprise sur les prix à la production en Chine

La Bourse de Paris perd 1,58%, mauvaise surprise sur les prix à la production en Chine
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 11 mai 2021 à 09h41

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse (-1,58%) mardi, plombée par des craintes inflationnistes, dans le sillage de Wall Street et après une mauvaise surprise sur les prix à la production en Chine. 

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse (-1,58%) mardi, plombée par des craintes inflationnistes, dans le sillage de Wall Street et après une mauvaise surprise sur les prix à la production en Chine. 

A 09H20, l'indice CAC 40 perdait 99,40 points, à 6.286,35 points. Lundi, il avait terminé stable (+0,01%), campant sur un plus haut niveau depuis le 7 novembre 2000.

"L'inflation est encore au coeur des informations ce matin avec la publication des PPI en Chine", qui se sont révélés "plus élevés que prévu en raison des pressions exercées par... les matières premières", explique John Plassard, responsable de l'investissement chez Mirabaud.

La hausse des prix à la production en Chine (Producer Price Index en anglais) s'est en effet inscrite en avril à son niveau le plus élevé en près de quatre ans, selon des chiffres officiels publiés mardi, signe de reprise post-Covid dans l'industrie.

De son côté, l'indice des prix à la consommation chinois, principale jauge de l'inflation, est en hausse, plus modeste, de 0,9% sur un an en avril, contre 0,4% un mois plus tôt. Les analystes tablaient sur une hausse de 1%. 

Toujours du côté des indicateurs, le niveau d'activité en France a été inférieur de 6% en avril par rapport à celui d'avant la crise du Covid-19, et devrait être en mai inférieur de 4% à ce même niveau, a indiqué lundi soir l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France.

Les investisseurs prendront connaissance mardi des indicateurs ZEW de la situation économique actuelle et des perspectives économiques en Allemagne.

Sur le plan sanitaire, le Premier ministre Jean Castex a estimé lundi que la France est "en train de sortir durablement" de la crise sanitaire due au Covid-19. 

Le chef du gouvernement a détaillé les mesures qui entreront en vigueur la semaine prochaine dans le cadre du déconfinement: les cafés, bars et restaurants pourront bien rouvrir leurs terrasses le 19 mai partout en France, pour des tablées de six convives. 

Tous les magasins, y compris les centres commerciaux et les commerces dits "non-essentiels", pourront également rouvrir le 19 mai avec une jauge d'un client maximum pour 8 mètres carrés.

L'Assemblée nationale a validé la création d'un "pass sanitaire" pour l'accès aux grands évènements, malgré les sévères critiques des oppositions, lundi soir lors de l'examen du projet de loi de sortie de la crise sanitaire.

Les matières premières déchantent

La flambée des cours des matières premières avait fait fortement progresser les valeurs liées aux matières premières lundi. Mais mardi, les minières et les pétrolières perdaient leurs gains de la veille. 

ArcelorMittal chutait de 3,78% à 26,61 euros, Aperam reculait de 2,05% à 46,37 euros et CGG perdait 3,40% à 0,99 euros. 

Du côté des pétrolières, Total lâchait 1,25% à 38,85 euros, Vallourec 3,97% à 31,00 euros et TechnipFMC 4,05% à 6,73 euros. 

Alstom recule

Le constructeur ferroviaire français a publié mardi un bénéfice net en baisse de 47%, à 247 millions d'euros, sur son exercice décalé 2020/21, qui inclut dans ses deux derniers mois l'activité de Bombardier Transport, racheté le 29 janvier. Le titre Alstom perdait 3,22% à 44,11 euros.

Pierre et Vacances accepte une offre de financement

Le numéro un européen des résidences de loisirs, dont l'activité a été minée par la pandémie de Covid-19, reculait légèrement de 0,33% à 12,00 euros après avoir accepté une offre de financement pour un montant pouvant aller jusqu'à 300 millions d'euros.

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