La Bourse de Paris plombée par la troisième vague de Covid-19

La Bourse de Paris plombée par la troisième vague de Covid-19
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 23 mars 2021 à 12h41

La Bourse de Paris restait orientée à la baisse mardi à mi-séance, les nouvelles restrictions imposées par plusieurs pays européens pour faire face à une troisième vague de Covid-19 compromettant la reprise économique tant attendue.

La Bourse de Paris restait orientée à la baisse mardi à mi-séance, les nouvelles restrictions imposées par plusieurs pays européens pour faire face à une troisième vague de Covid-19 compromettant la reprise économique tant attendue.

A 12H12, après une ouverture en repli, l'indice vedette CAC 40 cédait 0,54%, soit 32,24 points à 5.936,24 points. La veille, il s'était replié de 0,49%.

L'ouverture à Wall Street s'annonçait également dans le rouge.

"Les investisseurs semblent remettre en question leur optimisme, et les craintes sanitaires d'une +troisième vague+ reprennent le dessus alors que le nombre d'infections au coronavirus continue d'augmenter", relève Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

"Or, la perspective d'une sortie de pandémie en Europe a été l'un des principaux moteurs des marchés ces derniers mois, mais sur ce front, la situation s'éternise", note-t-il.

L'Allemagne, confrontée à une hausse "exponentielle" des contaminations et à un nouveau variant "beaucoup plus létal" du Covid va se placer en verrouillage renforcé pendant tout le week-end de Pâques.

En France, où un tiers de la population est soumis à de nouvelles restrictions depuis samedi, la vaccination contre le Covid-19 sera élargie aux personnes âgées de 70 à 75 ans sans comorbidité à partir de samedi, a annoncé mardi Emmanuel Macron, tout en demandant "instamment" aux employeurs et aux entreprises de se mettre "au maximum" au télétravail.

Le chef de l'Etat a également assuré que la France se battait pour obtenir les doses de vaccin anti-Covid qu'AstraZenaca lui doit et va continuer à lui mettre "la pression de manière extrêmement forte" pour qu'il "honore" les contrats.

Le laboratoire suédo-britannique se retrouvait de nouveau sur la sellette après qu'une agence américaine a mis en doute mardi l'efficacité de son vaccin anti-Covid.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Andrew Bailey doit par ailleurs s'exprimer en début d'après-midi, de même que le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, et la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, qui seront auditionnés à 17H00 (16H00 GMT) devant la Chambre des représentants.

En amont de ces interventions, les taux d'emprunt refluaient des deux côtés de l'Atlantique, le bon du Trésor américain à dix ans perdant 6 points de base, à 1,63%. Jeudi, il était monté jusqu'à près de 1,75%, un nouveau plus haut en 14 mois.

Les pétrolières déchantent

Les valeurs pétrolières étaient sous pression, dans le sillage des prix de l'or noir qui baissaient nettement ce mardi en raison des reconfinements.

Total reculait de 1,91% à 38,97 euros tandis que Vallourec perdait 4,76% à 27,62 euros.

L'automobile à la peine

Les titres du secteur automobile, valeurs cycliques sensibles aux perspectives de croissance, continuaient de souffrir à mesure que la reprise économique semblait s'éloigner.

Renault se dépréciait de 2,99% à 37,14 euros tandis que Stellantis se repliait de 2,18% à 14,36 euros. 

Euronext CAC40

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