La Bourse de Paris plombée par la troisième vague de Covid

La Bourse de Paris plombée par la troisième vague de Covid
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 23 mars 2021 à 09h46

La Bourse de Paris refluait de nouveau mardi matin, pénalisée par l'anticipation d'une reprise économique plus tardive que prévu en raison d'une troisième vague de la pandémie de Covid-19 touchant plusieurs pays européens. 

La Bourse de Paris refluait de nouveau mardi matin, pénalisée par l'anticipation d'une reprise économique plus tardive que prévu en raison d'une troisième vague de la pandémie de Covid-19 touchant plusieurs pays européens. 

A 09H25, l'indice vedette CAC 40 cédait 0,47%, soit 27,88 points, à 5.940,60 points. La veille, il avait fini en baisse de 0,49%.

Les indices européens sont "refroidis par les nouvelles mesures allemandes prises afin de lutter contre la troisième vague épidémique et avant l'audition de J. Powell et J. Yellen en fin de séance européenne", souligne Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

L'Allemagne, confrontée à une hausse "exponentielle" des contaminations et à un nouveau variant "beaucoup plus létal" du Covid va se placer en verrouillage renforcé pendant tout le week-end de Pâques, a annoncé tôt mardi la chancelière Angela Merkel.

Face à la persistance de la pandémie, Berlin va en outre suspendre en 2022, pour la troisième année d'affilée, sa règle sacro-sainte de "frein à l'endettement" dont l'avenir divise la classe politique.

L'évolution des rendements obligataires restera également au coeur des préoccupations des investisseurs, même si "la stabilisation des taux à très court terme a offert un répit aux technologies américaines" lundi, complète M. Le Liboux.

Après être monté jeudi jusqu'à près de 1,75%, un nouveau plus haut en 14 mois, le taux américain à dix ans se détendait à 1,66% mardi matin, contre 1,69% la veille.

Au moment où l'approvisionnement en doses de vaccin d'AstraZeneca suscite des tensions entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, le régulateur américain, citant un groupe d'experts indépendants, a estimé que le laboratoire suédo-britannique a pu utiliser des données "obsolètes" lors de ses essais cliniques aux Etats-Unis sur le vaccin contre le Covid-19.

Le président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, va faire état mardi, devant la Chambre des représentants, d'une reprise économique plus solide que prévu tout en soulignant la nécessité de garder le cap pour aider "des millions d'Américains qui souffrent encore".

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, qui sera auditionnée à ses côtés, soulignera que le plein emploi pourrait être de retour dès 2022, grâce au plan de relance du président Joe Biden. 

JCDecaux décolle

Le titre du géant français de l'affichage publicitaire était propulsé (+3,98% à 21,42 euros) par un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par Berenberg.

L'automobile replonge

Les titres du secteur automobile, valeurs cycliques sensibles aux perspectives de croissance, souffraient alors que la reprise économique semblait s'éloigner.

Plastic Omnium perdait 3,15% à 30,76 euros, Valeo 3,13% à 28,19 euro et Faurecia 2,62% à 46,05 euros. Renault se dépréciait pour sa part de 2,04% à 37,50 euros tandis que Stellantis se repliait de 0,80% à 14,56 euros. 

Euronext CAC40

Vos réactions doivent respecter nos CGU.