La Bourse de Paris poursuit son ascension (+0,20%) sans s'émouvoir de la Fed

La Bourse de Paris poursuit son ascension (+0,20%) sans s'émouvoir de la Fed
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 17 juin 2021 à 18h14

La Bourse de Paris a enregistré une nouvelle séance positive jeudi (+0,20%), parvenant à effacer ses pertes de la matinée, au lendemain d'une réunion de la Banque centrale américaine (Fed) qui a livré un message moins accommodant qu'attendu, mais sans affoler le marché.

La Bourse de Paris a enregistré une nouvelle séance positive jeudi (+0,20%), parvenant à effacer ses pertes de la matinée, au lendemain d'une réunion de la Banque centrale américaine (Fed) qui a livré un message moins accommodant qu'attendu, mais sans affoler le marché.

L'indice CAC 40 a pris 13,61 points à 6.666,26 points, un nouveau plus haut en clôture depuis le 12 septembre 2000. Mercredi, il avait déjà terminé en hausse de 0,20%.

La réunion de la Réserve fédérale américaine "a quand même eu plus de conséquences sur les marchés américains que sur la partie européenne", cette dernière continuant de profiter du décalage entre les banques centrales européenne et américaine, a commenté auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France. 

"La Fed a été bien plus optimiste sur l'économie et sur l'emploi, ce qui ouvre la perspective d'un début de ralentissement d'achats d'actifs", d'où une hausse des rendements obligataires et du dollar, ajoute-t-il.

A l'inverse, la baisse de l'euro face au billet vert et le fait que la Banque centrale européenne (BCE) a laissé entendre qu'elle n'était pas pressée de normaliser sa politique monétaire, font "que les marchés européens poursuivent leur hausse", selon lui.

Les responsables de la Fed n'ont, sans surprise, acté aucun changement immédiat de politique monétaire, à l'issue de deux jours de réunion.

Cependant, une majorité de ses membres a estimé que les taux directeurs, actuellement compris entre 0% et 0,25%, devraient être relevés deux fois d'ici à la fin 2023 pour compenser la reprise de la croissance américaine.

Le président de l'institution, Jerome Powell, a quant à lui refusé d'avancer une ébauche de calendrier pour la réduction du soutien de l'institution à l'économie américaine, jugeant cela "prématuré".

L'économie a pourtant largement entamé son redressement, ce qui vaut à la Banque centrale américaine de rehausser ses prévisions de croissance et d'inflation à respectivement 7,0% et 3,4% cette année.

Jerome Powell a martelé que la hausse des prix, qui ont pour rappel augmenté de 5% en mai sur un an, s'expliquent par des "facteurs transitoires" et la réouverture de l'économie. Le banquier central s'attend à ce que la hausse "s'inverse avec le temps".

La remontée des taux d'emprunt dans le sillage de la Fed a profité aux valeurs bancaires: BNP Paribas est gagné 1,02% à 56,31 euros, Société Générale 0,99% à 25,89 euros et Crédit Agricole 0,38% à 12,30 euros. 

L'action de Groupe ADP a progressé de 0,76% à 126,20 euros. Le trafic des aéroports parisiens a connu une légère embellie en mai, aidé par les premières levées de restrictions de déplacements et des week-ends à rallonge, tout en restant cinq fois moins important que lors du même mois de 2019.

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