La Bourse de Paris progresse timidement (+0,17%), freinée par les taux

La Bourse de Paris progresse timidement (+0,17%), freinée par les taux
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 18 mars 2021 à 09h56

La Bourse de Paris s'affichait dans le vert (+0,17%) jeudi matin, saluant à son tour le message de politique monétaire accommodant délivré par la Fed la veille, même si la forte tension du taux américain à dix ans tempérait son optimisme.

La Bourse de Paris s'affichait dans le vert (+0,17%) jeudi matin, saluant à son tour le message de politique monétaire accommodant délivré par la Fed la veille, même si la forte tension du taux américain à dix ans tempérait son optimisme.

Vers 09H30 (08H30 GMT), l'indice vedette CAC 40 grappillait 10,01 points à 6.064,83 points. Mercredi, il avait fini à l'équilibre (-0,01%).

Après les records de Wall Street la veille, l'indice parisien accueillait favorablement la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed). "La Banque centrale américaine a très clairement laissé entendre que la progression de l'inflation au-dessus de la cible de 2% ne va pas entraîner à court et à moyen termes un changement de politique monétaire. C'était certainement le message le plus important à faire passer auprès des intervenants du marché", analyse Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

La Banque centrale américaine, qui a laissé mercredi ses taux inchangés, a révisé en forte hausse ses prévisions 2021 pour la première économie du monde, prenant acte du rebond "récent" de l'activité et de l'emploi grâce à l'accélération des vaccinations.

Elle table sur une croissance de 6,5% aux Etats-Unis cette année, contre une hausse de 4,2% anticipée en décembre. Selon elle, l'inflation devrait également accélérer, à 2,4% cette année, avant de revenir autour de 2% les années suivantes.

Après ces annonces, les rendements sur les bons du Trésor américain à 10 ans, qui ont grimpé ces dernières semaines sur les craintes d'une surchauffe de l'économie dopée par les vaccinations et les chèques de relance, ont fait un peu marche arrière. 

Ils repartaient toutefois en forte hausse ce jeudi, atteignant 1,72% vers 08H15 GMT, soit un nouveau plus haut depuis fin janvier 2020. Dans leur sillage, les taux d'emprunt européens progressaient également quoique beaucoup plus modestement.

L'agenda de la séance sera dominé par la politique monétaire avec une audition de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, devant le Parlement européen. Le président de la Fed Jerome Powell s'exprimera également dans l'après-midi.

La Banque d'Angleterre (BoE) doit en outre annoncer ce jeudi sa décision de politique monétaire, sans changement prévu, mais son discours sera très suivi sur la crainte d'une remontée de l'inflation.

La progression des rendements obligataires bénéficiait aux valeurs bancaires: BNP Paribas montait de 1,45% à 52,43 euros, Société Générale de 1,21 à 22,23 euros et Crédit Agricole de 1,15% à 12,31 euros.

Airbus gagnait 0,55% à 101,56 euros. Le groupe s'était dit mercredi "confiant" dans l'issue des difficiles négociations avec Dassault Aviation (-0,16% à 960,50 euros) sur le Système de combat aérien futur (Scaf) mais a insisté devant les sénateurs français sur la "nécessité de faire vite" à l'approche des élections en Allemagne.

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