La Bourse de Paris rattrapée (-0,48%) par les conséquences du coronavirus

La Bourse de Paris rattrapée (-0,48%) par les conséquences du coronavirus
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le mardi 18 février 2020 à 18h07

La Bourse de Paris a clôturé dans le rouge (-0,48%) mardi, rattrapée par les conséquences économiques négatives du coronavirus, qui se sont matérialisées notamment dans l'avertissement sur résultats d'Apple.

L'indice CAC 40 a reculé de 29,1 points à 6.056,82 points, dans un volume d'échanges limité de 3,8 milliards d'euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,27%.

"Le marché est rattrapé par les craintes qu'il avait un peu oubliées sur le coronavirus et qui se rappellent à lui à travers l'avertissement sur résultat d'Apple", a indiqué auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

La marque à la pomme "indique que du fait de la perturbation à la fois de ses chaînes de production en Chine et de la fermeture de la plupart de ses points de vente dans le pays également, elle ne pourra pas atteindre ses objectifs pour le deuxième trimestre", a-t-il détaillé.

Le bilan de l'épidémie à coronavirus a atteint mardi près de 1.900 morts, essentiellement en Chine, où le nombre de contaminations a dépassé mardi le cap des 72.300.

Mais l'Organisation mondiale de la santé se veut rassurante: hors de la province centrale du Hubei, épicentre de l'épidémie, la maladie "touche une très petite proportion de la population", avec un taux de mortalité d'environ 2%.

"Le marché continue à penser que les conséquences macroéconomiques seront purement temporaires et n'affecteront pas de manière significative, sur le long terme, les perspectives des sociétés", a estimé M. Larrouturou, d'où la résilience dont font preuve les marchés actions.

Sur le front des indicateurs, le baromètre allemand ZEW de la confiance des milieux financiers a été marqué par un fort repli.

En revanche, la croissance de l'activité manufacturière dans la région de New York a fortement accéléré en février, surpassant les attentes des analystes.

Au Royaume-Uni, le taux de chômage a terminé l'année 2019 à 3,8%, stable par rapport à fin novembre, ce qui témoigne de la bonne santé du marché de l'emploi malgré une économie à la peine sur fond de Brexit.

- Renault dans la tourmente -

Sur le terrain des valeurs, très dépendant de l'économie chinoise, le secteur automobile a pâti du regain d'inquiétudes autour du coronavirus, auquel s'ajoutait la publication des chiffres de livraisons de voitures neuves dans l'Union européenne en janvier, qui ont chuté de 7,5%.

Renault, en queue du CAC 40, a accusé un recul de 6,31% à 30,95 euros et Peugeot de 1,12% à 19,34 euros.

Par ailleurs, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a fait savoir que l'Etat serait "très vigilant sur la préservation de l'emploi et des sites industriels en France", après l'annonce que Renault pourrait supprimer des usines dans le cadre d'un plan d'économies.

Alstom, qui a signé un protocole d'accord pour racheter le canadien Bombardier Transport, s'est enfoncé de 3,18% à 48,70 euros alors que Bruno Le Maire devait s'entretenir sur ce dossier mardi avec la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager, qui s'était opposée à la fusion entre Alstom et Siemens.

A l'inverse, Carrefour a pris la tête de l'indice CAC 40, bénéficiant (+3,52% à 16,32 euros) d'un relèvement de la sienne à "acheter" par Goldman Sachs. 

Sanofi a progressé de 1,52% à 93,71 euros. Le groupe pharmaceutique a annoncé mardi qu'il s'associait au ministère américain de la Santé pour développer un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Euronext CAC40

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