La Bourse de Paris rattrapée (-1,46%) par la Fed et des échéances techniques

La Bourse de Paris rattrapée (-1,46%) par la Fed et des échéances techniques
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 18 juin 2021 à 18h17

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse (-1,46%) vendredi, dans une séance où des échéances techniques sur les indices ont encouragé les prises de bénéfices deux jours après un message moins accommodant de la Réserve fédérale américaine (Fed).

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse (-1,46%) vendredi, dans une séance où des échéances techniques sur les indices ont encouragé les prises de bénéfices deux jours après un message moins accommodant de la Réserve fédérale américaine (Fed).

L'indice CAC 40 a reculé de 97,10 points à 6.569,16 points, mettant fin à cinq séances consécutives dans le vert, au terme d'une journée où les volumes d'échanges ont été extrêmement nourris (environ 7,3 milliards d'euros). Jeudi, il avait fini en hausse de 0,20%, au haut depuis le 12 septembre 2000.

Nous avons eu une "séance agitée", l'expiration concomitante de plusieurs options et contrats à terme sur les indices en cette séance dite des "Quatre Sorcières" ayant "donné une impulsion baissière" au marché, relève auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance. 

En outre, "la Fed a compliqué un peu la situation, notamment pour les valeurs financières, puisque le contexte de taux devient plus défavorable avec le marché qui anticipe une remontée progressive des taux courts et en revanche une stagnation des taux longs", ajoute-t-il. 

Or, la capacité de profits des banques se trouve limitée par cette réduction de l'écart entre taux courts et longs, sur laquelle se fonde une bonne partie de leurs revenus.

Les titres liés aux matières premières et les valeurs industrielles, qui avaient profité ces dernières semaines de l'anticipation d'une forte accélération de l'inflation, souffrent également dans le sillage du message de la Réserve fédérale américaine (Fed), explique encore M. Larrouturou.

Mercredi, la Fed a livré un message moins accommodant qu'attendu, une majorité de ses membres estimant que les taux directeurs devraient être relevés deux fois d'ici à la fin 2023. 

Elle a en outre répété qu'elle considérait la hausse de l'inflation - qu'elle attend désormais à +3,4% en 2021, soit peu ou prou ce qu'anticipaient déjà les marchés -, comme transitoire.

A l'inverse, "la très bonne tenue" des valeurs du luxe ces derniers jours, qui ont une importante pondération au sein du CAC 40, a permis de "tenir l'indice jusqu'à présent", selon le gérant, même si LVMH et Kering ont essuyé quelques pertes ce vendredi.

Enfin, pour ses premiers pas en Bourse, Aramis Group a cédé 1,30% à 22,70 euros. Le site de voitures d'occasion Aramis Auto avait annoncé jeudi avoir réussi son introduction en Bourse, valorisant le groupe à 1,9 milliard d'euros.

Euronext CAC40

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