La Bourse de Paris rattrapée par les craintes liées à la Turquie

La Bourse de Paris rattrapée par les craintes liées à la Turquie
La Bourse de Paris évolue en baisse à la mi-journée, rattrapée par les craintes liées à la Turquie

AFP, publié le mercredi 15 août 2018 à 14h01

La Bourse de Paris évoluait en baisse mercredi à la mi-journée (-0,84%), rattrapée par les craintes liées à la crise turque, dans l'attente de statistiques américaines.

A 13H15 (11H15 GMT), l'indice CAC 40 cédait 45,41 points à 5.358,00 points dans un volume d'échanges de 847 millions d'euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,16%.

Après avoir ouvert en petite hausse, la cote parisienne a progressivement inversé la tendance pour s'inscrire en territoire négatif.

La Bourse de New York s'orientait vers une ouverture dans le rouge. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, perdait 0,63%. Celui de l'indice élargi SP 500 reculait de 0,54%, tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, lâchait 0,72%.

"Les marchés européens ont ouvert en légère hausse mais (...) la progression est difficile à maintenir au moment où l'escalade de tensions en Turquie et un ralentissement de la croissance économique en Europe tempèrent l'humeur des investisseurs", a commenté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

La Turquie a fortement relevé mercredi les tarifs douaniers de plusieurs produits américains, poursuivant son bras de fer avec les Etats-Unis, qui a fait plonger la livre turque ces derniers jours.

"Le président turc Erdogan semble jouer à un jeu dangereux s'il pense qu'il peut prendre le dessus dans cette altercation avec les Etats-Unis", a estimé M. Hewson.

Cette décision "ne sera probablement pas bien reçue par l'administration des Etats-Unis" et la réaction du président Donald Trump "pourrait arriver sous la forme d'un tweet plus tard dans la journée", a-t-il ajouté.

Outre la géopolitique, les investisseurs se concentrent sur une série de statistiques.

- Les minières toujours dans le rouge 

L'agenda est essentiellement anglo-saxon, pour cause de jour férié en France et dans d'autres pays européens.

L'inflation au Royaume-Uni s'est légèrement accélérée à 2,5% en juillet sur un an, après 2,4% en juin, selon l'Office des statistiques nationales qui a mis en avant une hausse des prix des billets d'avion et de train ainsi que des jeux vidéos. 

Dans l'après-midi, les investisseurs découvriront une série de statistiques américaines, dont l'activité industrielle dans la région de New-York en août, la première estimation de la productivité au deuxième trimestre et les ventes au détail en juin.

Le niveau hebdomadaire des stocks de pétrole figure également au programme.

Du côté des valeurs, les titres des banques étaient dans le rouge. BNP Paribas perdait 1,02% à 51,33 euros, Société Générale 0,52% à 35,36 euros et Crédit Agricole 0,76% à 11,74 euros.

De même, les valeurs minières restaient mal orientées, à l'instar d'ArcelorMittal (-3,84% à 25,15 euros) et d'Eramet (-4,50% à 77,40 euros).

Valeo était pénalisé (-2,60% à 39,68 euros) par un abaissement de sa recommandation par HSBC.

A l'inverse, Amundi profitait (+1,55% à 60,22 euros) d'un relèvement de la sienne par Morgan Stanley.

Air France-KLM prenait 0,71% à 8,84 euros. La nomination d'un nouveau PDG pour le groupe pourrait intervenir lors d'un conseil d'administration convoqué jeudi, selon le quotidien français Libération, qui donne pour favori Benjamin Smith, numéro deux d'Air Canada.

ADP baissait de 1,67% à 182,70 euros, malgré une hausse de 3,7% en juillet du trafic des aéroports parisiens, tiré par une forte croissance de la région Amérique du Nord.

Euronext CAC 40

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