La Bourse de Paris rechigne à se positionner dans un contexte incertain

La Bourse de Paris rechigne à se positionner dans un contexte incertain
La Bourse de Paris hésite sur la marche à suivre dans la matinée, les investisseurs privilégient l'attentisme

AFP, publié le jeudi 12 avril 2018 à 10h54

La Bourse de Paris hésitait sur la marche à suivre (+0,05%) jeudi matin, les investisseurs privilégiant l'attentisme face à l'escalade des tensions entre Washington et Moscou et alors qu'ils devaient digérer de nombreux résultats d'entreprises.

A 09H41 (07H41 GMT), l'indice CAC 40 prenait 2,72 points à 5.280,66 points. La veille, il avait fini sur un repli de 0,56%.

La communication du président américain sur Twitter mercredi "n'a pas rassuré les investisseurs et ces tensions géopolitiques croissantes ont pesé sur la Bourse américaine, qui a terminé en baisse", ont souligné dans une note les analystes du courtier Aurel BGC.

La tension entre Washington et Moscou est montée d'un cran mercredi après l'avertissement lancé par Donald Trump d'un tir imminent de missiles en représailles à l'attaque chimique présumée près de Damas. 

Les investisseurs devaient également analyser le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Les banquiers centraux américains sont unanimes pour désirer accélérer la +normalisation+ de la politique monétaire et, pour la première fois depuis la crise, l'idée d'un durcissement de la politique monétaire est évoquée pour éviter une +surchauffe+ de l'économie", ont complété les analystes d'Aurel BGC.

La banque centrale américaine s'est en outre inquiétée dans ses minutes des risques qu'une guerre commerciale pourrait représenter pour l'économie américaine, dans un compte-rendu publié mercredi.

Les tarifs douaniers sur l'acier importé mis en place par l'administration Trump ne devraient "pas avoir d'impact significatif sur les perspectives économiques", estime-t-elle dans ce document. En revanche, la possibilité de représailles est une ombre au tableau, pour l'heure optimiste, de la première économie mondiale.

Du côté des indicateurs, ce sera au tour de la Banque centrale européenne (BCE) de publier, à 13H30, le compte-rendu de sa réunion de politique monétaire du 8 mars.

Ces minutes devraient toutefois "être sans surprise et faire écho aux propos du rapport annuel de la BCE: la croissance devrait continuer sur un rythme soutenu en 2018 avec une inflation qui, même si elle reste faible, va converger progressivement vers la cible de 2% à moyen terme", a jugé de son côté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

En France, les prix à la consommation ont augmenté de 1,6% en mars sur un an, selon l'Insee. En zone euro est encore attendue la production industrielle pour février.

Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage et les prix à l'importation pour mars aux Etats-Unis complèteront l'agenda.

- Carrefour dévisse -

En matière de valeurs, Carrefour s'enfonçait de 4,55% à 15,73 euros, pénalisé par un chiffre d'affaires en baisse de 2,4% à 20,776 milliards d'euros au premier trimestre, sur fond d'effets de change défavorables.

Sodexo cédait 1,43% à 77,18 euros. Le leader mondial des services aux entreprises a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 6,9%, à 372 millions d'euros au premier semestre de son exercice décalé, malgré la détérioration de ses performances aux Etats-Unis.

Kaufman et Broad perdait 4,32% à 42,10 euros, sans profiter du quasi doublement de son bénéfice net au premier trimestre de son exercice décalé, en hausse de 85,1%, et de la confirmation de ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice en cours.

Sanofi grappillait 0,17% à 66,29 euros alors que le groupe pharmaceutique a annoncé jeudi un investissement de 350 millions d'euros pour augmenter les capacités de production de son usine Sanofi Pasteur à Toronto (Canada), spécialisée dans la production de vaccins pédiatriques.

Vivendi était quasiment stable (-0,09% à 21,13 euros) après que le groupe français a transféré 19,19% des actions Mediaset qu'il détient dans une société fiduciaire, comme l'exigeait le régulateur italien des télécoms, l'Agcom, en vertu du respect de la loi sur la pluralité des médias.

Airbus refluait de 0,68% à 91,80 euros. Le patron de l'avionneur européen, Tom Enders, s'est dit mercredi confiant dans le succès commercial du groupe et notamment de l'A330neo, la version re-motorisée du long-courrier d'Airbus, en dépit des revers qu'il a essuyés récemment face à son concurrent Boeing.

Euronext montait de 0,42% à 59,25 euros alors que l'opérateur boursier a levé 500 millions d'euros mercredi, pour son premier emprunt obligataire, une opération qui permettra au groupe de poursuivre "l'expansion de son modèle fédéral", a affirmé à l'AFP son patron, Stéphane Boujnah. 

MGI Coutier perdait 4,55% à 29,40 euros, lesté par une baisse de 1,9% de son bénéfice net pour 2017, à 84,8 millions d'euros, qui s'explique notamment par la hausse du coût des matières premières.

Focus Home Interactive rebondissait de 3,00% à 30,90 euros après un fort recul du titre mercredi, lié à l'annonce de la démission du patron du groupe.

Recylex gagnait de son côté 8,53% à 11,45 euros pour sa reprise de cotation. Le tribunal de commerce d'Arras a débouté mercredi les liquidateurs de MetalEurop Nord qui réclamaient au groupe 22 millions d'euros.

CAC 40 (Euronext)

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