La Bourse de Paris recule de 1,06%, rendue nerveuse par les taux d'intérêt

La Bourse de Paris recule de 1,06%, rendue nerveuse par les taux d'intérêt
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 26 février 2021 à 13h08

La Bourse de Paris reculait de 1,06% à la mi-séance vendredi, rendue nerveuse par les tensions la veille sur le rendement des dettes publiques à long terme, symptômes des inquiétudes concernant une progression de l'inflation et de potentiels resserrements monétaires.

La Bourse de Paris reculait de 1,06% à la mi-séance vendredi, rendue nerveuse par les tensions la veille sur le rendement des dettes publiques à long terme, symptômes des inquiétudes concernant une progression de l'inflation et de potentiels resserrements monétaires.

L'indice vedette CAC 40 chutait de 61,11 points à 5.722,78 points vers 12H30 (11H30 GMT) au lendemain d'une baisse de 0,24%, pendant que le taux d'intérêt sur la dette française à dix ans se stabilisait vendredi matin, autour de 0,009%.

Ce taux avait franchi la barre symbolique de 0% jeudi pour la première fois depuis juin 2020.

Aux Etats-Unis, il a franchi jeudi le cap de 1,50%, dépassant même le seuil de 1,60%, un niveau pas vu depuis plus d'un an. Il reculait un peu vendredi matin, à 1,46%, ce qui n'empêchait pas les contrats à terme sur les principaux indices de Wall Street de s'afficher en léger recul de 0,1% à 0,3%.

La hausse des rendements depuis début février est le symptôme des anticipations d'inflation et de resserrement de la politique monétaire outre-Atlantique, sur fond de nouveau plan de relance de l'économie, d'un retour de la croissance et d'une montée en puissance des campagnes de vaccination.

"Nous voyons là un retour des taux extrêmement bas vers des niveaux toujours bas, conséquence d'un rebond économique puissant et de résultats solides des entreprises dans le monde", tempère la banque Berenberg dans une note.

"Les taux extrêmement bas de 2020 faisaient bien moins de sens que les taux beaucoup moins déprimés vers lesquels se dirigent les marchés désormais", ajoute-t-elle. 

Les inquiétudes inflationnistes touchent surtout les Etats-Unis. Concernant l'Hexagone, l'inflation a ralenti à 0,4% sur un an en février selon l'Insee vendredi. 

Egalement au rang des indicateurs français, la récession a été légèrement revue à la baisse en 2020 à -8,2%.

Les banques profitent moins des taux

En forte hausse jeudi dans le sillage de la hausse des taux, les banques en profitaient moins vendredi: Société Générale perdait 1,91% à 20,52 euros, Crédit Agricole 1,57% à 11,62 euros et BNP Paribas 0,67% à 49,98 euros.

Engie sort du charbon

Le géant énergétique Engie (-3,05% à 12,22 euros) s'est engagé vendredi à sortir du charbon, très polluant et émetteur de carbone, en Europe d'ici 2025 et dans le monde d'ici 2027. Il a par ailleurs annoncé une perte nette de 1,5 milliard pour 2020.

Perte pour Suez

Le groupe de services à l'environnement (+0,12% à 17,18 euros), que Veolia veut acquérir malgré les réticences du premier, a accusé une perte nette de 228 millions d'euros en 2020, divisée par deux par rapport au premier semestre.

Euronext CAC40

Vos réactions doivent respecter nos CGU.