La Bourse de Paris recule toujours mais moins à mi-séance

La Bourse de Paris recule toujours mais moins à mi-séance
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le lundi 22 mars 2021 à 12h54

La Bourse de Paris limitait quelque peu ses pertes lundi à la mi-journée, dans un marché réévaluant les risques liés à la prolongation des restrictions dans plusieurs pays européens où la vaccination reste poussive, et sur fond de craintes toujours vives d'une accélération de l'inflation.

La Bourse de Paris limitait quelque peu ses pertes lundi à la mi-journée, dans un marché réévaluant les risques liés à la prolongation des restrictions dans plusieurs pays européens où la vaccination reste poussive, et sur fond de craintes toujours vives d'une accélération de l'inflation.

Vers 12H34, après avoir démarré dans le rouge, l'indice vedette CAC 40 reculait de 0,20%, soit 12,35 points, à 5.985,61 points. Vendredi, la cote parisienne avait fini en nette baisse (-1,07%), échouant à préserver le niveau des 6.000 points.

"La crainte de l'impact sur les actions de la hausse des taux liée à l'accélération attendue des anticipations d'inflation continue de susciter l'inquiétude", relève Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

"Par ailleurs, la dégradation de la situation sanitaire en Europe appelle à une nouvelle vague de mesures qui retarderont d'autant la reprise économique. Après le durcissement des contraintes en France et en Italie, c'est l'Allemagne qui a proposé de prolonger son confinement d'un mois, ce qui alimente la baisse des taux souverains européens ce matin", poursuit-il.

Face à une troisième vague toujours plus virulente, la chancelière Angela Merkel et les régions allemandes se retrouvent dans l'après-midi pour une nouvelle réunion sur la stratégie anti-pandémie.

Le confinement partiel déjà en place en Allemagne depuis fin 2020, et programmé jusqu'au 28 mars, pourrait être prolongé au moins jusqu'au 18 avril, selon un projet gouvernemental.

Le ministre de la Défense britannique Ben Wallace a prévenu dimanche qu'il serait "contreproductif" de bloquer les exportations d'AstraZeneca comme l'a menacé la veille la Commission européenne si l'UE ne recevait pas d'abord ses livraisons.

Le laboratoire suédo-britannique a en outre défendu lundi son vaccin, rejeté par une bonne partie des Européens, affirmant qu'il était efficace à 80% contre le Covid chez les personnes âgées et n'augmentait pas le risque de caillots, après des essais cliniques menés aux Etats-Unis.

A ces craintes entourant la situation sanitaire européenne, s'ajoutaient les turbulences sur les marchés turcs.

La livre turque a en effet plongé de près de 15% tôt lundi matin face au dollar après le limogeage du gouverneur respecté de la Banque centrale, entraînant dans son sillage un fort repli du principal indice de la Bourse d'Istanbul.

SUEZ pose ses conditions, Veolia refuse

Prix relevé et maintien d'une "taille critique": le groupe d'eau et de déchets Suez montait de 0,69% à 18,24 euros après avoir posé dimanche ses conditions pour accepter une offre de rachat de son rival Veolia (-1,73% à 22,09 euros), qui a aussitôt rejeté la proposition.

Airbus et Eutelsat font affaire

Eutelsat (-0,67% à 10,42 euros) a commandé à Airbus (+0,03% à 97,37 euros) un nouveau satellite géostationnaire de communications, Eutelsat 36D, dont le lancement est prévu au premier semestre 2024, a annoncé lundi l'opérateur européen de satellites, pour qui il s'agit d'un programme d'une "importance cruciale".

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