La Bourse de Paris réduit un peu ses pertes à mi-séance (-1,35%)

La Bourse de Paris réduit un peu ses pertes à mi-séance (-1,35%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le lundi 15 juin 2020 à 13h33

La Bourse de Paris réduisait un peu ses pertes lundi à la mi-journée (-1,35%), même si la crainte d'une seconde vague de Covid-19 dans les pays ayant levé les restrictions restait très présente. 

A 12H54 (10H54 GMT) l'indice CAC 40 perdait 62,3 points à 4.773,69 points. Vendredi, il avait progressé de 0,49% après quatre séances consécutives de repli, dont une chute de 4,71% jeudi. 

Après une ouverture en forte baisse (-2,53%), la cote parisienne a rattrapé une partie de son repli. 

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 2,23%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 1,91% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 1,47%.

Les préoccupations sanitaires sont revenues au premier plan alors que la pandémie de coronavirus a montré des légers signes de reprise dans des pays ayant déconfiné leur économie. 

"Ce climat d'aversion au risque" qui a débuté jeudi dernier "s'est confirmé au cours du week-end après l'augmentation du nombre de nouveaux cas de Covid-19 dans de nombreuses régions comme le Japon, Pékin et les États-Unis", estime Pierre Veyret, analyste de chez ActivTrades. 

Depuis vendredi, Pékin compte 75 nouveaux cas de contamination. Une dizaine de nouvelles zones résidentielles de la capitale ont été placées sous un strict confinement et la mairie a décidé lundi de refermer les sites culturels et sportifs. 

Ces nouvelles font craindre aux investisseurs que la reprise sera plus longue que ce qu'ils espéraient dans un premier temps. Après les fortes hausse du début juin, ils avaient déjà été ramenés à la réalité par les prévisions prudentes de la croissance mondiale par les institutions internationales la semaine précédente. 

"Nous ne pensons pas que ce soit le début d'un effondrement semblable à celui de mars, mais une plus grande volatilité pourrait persister", prévient Esty Dwek, responsable des stratégies de marché de Natixis Investment Managers Solutions.

De côté des indicateurs, les investisseurs ont déjà pris connaissance de l'augmentation de la production industrielle chinoise pour le deuxième mois consécutif (+4,4%), alors que les ventes au détail ont ralenti leur baisse (-2,8%) après leur plongeon au début d'année. 

Aux Etats-Unis, l'indice d'activité manufacturière de la région de New-York est publié à 14H30 (12H30 GMT). 

-Le luxe à la peine-

Dans ce contexte, le luxe souffrait avec un repli de 2,21% à 476,60 euros pour Kering, de 1,99% à 371,55 euros pour LVMH et de 1,10% à 260,50 euros pour l'Oréal.

Le secteur bancaire était également en première ligne avec une perte de 3,02% à 14,32 euros pour Société Générale, de 2,83% à 33,89 euros pour BNP, ou de 2,12% à 7,95 euros pour Crédit Agricole. 

Sodexo, plus forte baisse de l'indice CAC 40, était en plus pénalisé par la dégradation de sa recommandation à "vendre" par Goldman Sachs. Le titre reculait de 3,66% à 61,66 euros.

Euronext CAC40

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