La Bourse de Paris relativement résiliente (+0,44%), rebond attendu à Wall Street

La Bourse de Paris relativement résiliente (+0,44%), rebond attendu à Wall Street
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 09 septembre 2020 à 13h45

La Bourse de Paris affichait une certaine résilience (+0,44%) mercredi à la mi-journée, rassurée par la perspective d'un rebond à Wall Street après le coup de semonce sur le secteur technologique américain.

A 13H25 (11H25 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 21,95 points à 4.995,47 points. La veille, il avait clôturé en nette baisse (-1,59%), plombé par Wall Street.

Les contrats à terme repartaient à la hausse sur le marché américain. Celui sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,33%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,55% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 1,37% après trois séances consécutives de glissade.

"Les investisseurs tentent un retour timide sur les marchés actions européens, portés par des contrats à terme sur le Nasdaq et le Dow Jones dans le vert, laissant espérer une stabilisation à New York cet après-midi", commente Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

Les marchés européens sont moins sensibles aux valeurs technologiques mais les investisseurs se montrent cependant relativement prudents dans un contexte de tensions sino-américaines, à la veille de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne et à l'approche de l'élection présidentielle américaine, qui a lieu dans deux mois.

Les acteurs économiques suivent aussi de près les développements dans la course au vaccin contre la pandémie de Covid-19 qui a mis à mal la croissance économique mondiale.

L'arrivée d'un vaccin est nécessaire pour restaurer la confiance mais le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, partenaire industriel de l'université britannique Oxford, a annoncé une pause dans les essais mondiaux de son vaccin dans plusieurs pays après l'apparition d'une "maladie potentiellement inexpliquée" chez un volontaire.

"L'aspect sanitaire est le vrai catalyseur" du marché, présentant "un poids équivalent dans l'appréciation du risque" à celui des nouvelles macroéconomiques et celles en provenance des banques centrales, a indiqué Alexandre Baradez, analyste à IG France, au cours d'une visio-conférence.

A ce propos, la Commission européenne a annoncé mercredi avoir trouvé un accord préliminaire pour obtenir 200 millions de doses d'un potentiel vaccin contre le coronavirus développé par l'alliance germano-américaine Biontech/Pfizer, avec l'option d'en acquérir 100 millions de doses supplémentaires.

En outre, l'incertitude sur l'issue des négociations en cours entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur leur accord de libre échange pesait sur la livre sterling.

- LVMH versus Tiffany -

Après une matinée positive, LVMH virait au rouge (-1,16% à 399,70 euros). Le rachat de Tiffany par LVMH semblait fortement compromis mercredi, après que le géant mondial du luxe a annoncé qu'il n'était pas "en mesure" de réaliser l'opération "en l'état", et que le joaillier américain a riposté en attaquant en justice le groupe français.

L'action Airbus perdait 3,35% à 68,41 euros. L'avionneur a livré 39 avions en août, dont des long-courriers, deux A330 et deux A350, et a enregistré une seule nouvelle commande pendant le mois, portant sur un ACJ320 neo.

L'action Scor grimpait de 8,52% à 24,20 euros après avoir annoncé que les sinistres en réassurance-vie se développaient à un niveau meilleur que prévu dans le contexte du Covid-19 et des perspectives sur le marché de la réassurance de dommages et de responsabilités "très favorables".

Le titre Beneteau chutait de 9,12% à 6,23 euros alors que le fabricant de bateaux pourrait supprimer jusqu'à 1.390 emplois dans le monde, soit un sixième de ses effectifs.

Euronext CAC40

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