La Bourse de Paris repasse dans le vert (+0,25%)

La Bourse de Paris repasse dans le vert (+0,25%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 22 octobre 2020 à 14h10

La Bourse de Paris repassait dans le vert jeudi à la mi-journée (+0,25%), les investisseurs refusant de perdre espoir au sujet d'une relance budgétaire américaine tout en étant anxieux face à l'expansion de la pandémie de Covid-19.

Les marchés européens ont ouvert en territoire négatif avant de se rapprocher de l'équilibre. A 13H54 (11H54 GMT), l'indice CAC 40 prenait 0,25% à 4.865,66 points, Francfort (+0,03%) et Londres (+0,07%) étaient à l'équilibre.

A Wall Street, les contrats à terme signalaient une ouverture en petit repli sur les trois principaux indices, le Dow Jones Industrial Average (-0,16%), le S&P 500 (-0,18%) et le Nasdaq (-0,15%).

Dans la dernière ligne droite avant l'élection américaine, la séance était marquée par une faiblesse des volumes d'échanges et des mouvements de volatilité.

"Des espoirs subsistent qu'un accord soit trouvé entre démocrates et républicains sur un plan américain de relance", indique à l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions à Dôm Finance, tentant d'expliquer ce mouvement des indices.

"Les investisseurs attendent une conférence de presse de Nancy Pelosi" la présidente démocrate de la Chambre des représentants, qui négocie avec le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, a-t-il ajouté.

Mais pendant que les responsables politiques "se querellent, la crise sanitaire empire", déplore David Madden, analyste chez CMC Markets notant que les négociations "sans fin" entre démocrates et républicains "commencent à fatiguer les investisseurs". 

Ceux-ci "s'inquiètent des conséquences économiques d'une seconde vague pandémique qui s'accélère en Europe et qui pourrait frapper durement les États-Unis ainsi que d'une reprise aussi lente qu'incertaine selon la Réserve fédérale américaine", observe Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

Face à la résurgence du virus, l'Europe se referme de plus en plus. En Allemagne, où la situation a été jugée "très grave" du fait d'un nouveau record de contaminations, le moral des consommateurs allemands devrait repartir à la baisse en novembre.

Plus d'un million d'emplois pourraient être supprimés cette année dans les petites et moyennes entreprises de la première économie européenne, a averti la banque publique allemande KfW.

Les acteurs de marché gardaient "un œil attentif sur les données macroéconomiques ainsi que sur les nouvelles des entreprises afin d'obtenir davantage d'indices sur l'impact de la pandémie", indique de son côté Pierre Veyret, analyste à ActivTrades.

LE TRANSPORT AÉRIEN S'OXYGÈNE

La maison mère de British Airways, IAG effaçait ses pertes de la matinée (+3,14% à 103,75 pence) en dépit d'un chiffre d'affaires en chute de 83% au troisième trimestre. Air France-KLM montait de 3,22% à 3,23 euros et Lufthansa de 1,66% à 7,96 euros. 

LA PHARMACIE VARIABLE

Ipsen, qui a confirmé ses objectifs pour 2020, avançait de 3,83% à 78,75 euros. Anticipant désormais des résultats annuels en progression marquée tout en se montrant prudent devant "les développements récents de la pandémie", bioMérieux perdait 4,93% à 125,40 euros. A Francfort, Frenesius se repliait de 0,92% à 33,54 euros.

SCHNEIDER ÉLECTRISE

Le spécialiste des équipements pour l'énergie et des automatismes industriels montait de 3,21% à 109,45 euros, porté par le relèvement de ses objectifs 2020 en dépit des "incertitudes" de cette fin d'année.

Euronext CAC40

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