La Bourse de Paris reste décidée à aller de l'avant et gagne 1,96%

La Bourse de Paris reste décidée à aller de l'avant et gagne 1,96%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 26 juin 2020 à 13h41

La Bourse de Paris poursuivait sa course dans le vert (+1,96%), toujours décidée à aller de l'avant, confortée par les propos rassurants de la présidente de la BCE.

A 13H02, l'indice CAC 40 prenait 96,25 points à 5.014,83 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,97%.

La cote parisienne a choisi le vert dès l'ouverture et n'en a pas démordu depuis, accentuant même ses gains au fil de la matinée.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir également en ordre dispersé. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,16%, celui de l'indice élargi S&P 500 était à l'équilibre (+0,08%) et le Nasdaq, à forte coloration technologique, grappillait 0,16%.

Dans des marchés européens déjà bien orientés, les déclarations de Christine Lagarde, affirmant que le "pire" de la crise économique causée par l'épidémie de coronavirus dans la zone euro était "probablement passé", ont encore alimenté la hausse.

Les actions étaient déjà en territoire positif depuis l'ouverture grâce au "dynamisme de Wall Street hier qui s'est répandu à l'Europe" et qui a été conforté par "les résultats des stress tests menés par la Réserve fédérale américain sur les banques qui ont montré leur solidité", a souligné David Madden un analyste de CMC Markets.

A la suite de ces tests, publiés jeudi, l'institution a néanmoins annoncé de nouvelles restrictions sur la façon dont les plus grandes banques du pays dépensent des capitaux en vue de protéger le système financier contre les risques pour l'économie posés par la pandémie.

Juste avant ces annonces, la Bourse de New York avait fini dans le vert, tirée vers le haut par les titres bancaires qui ont accueilli favorablement la décision de plusieurs régulateurs d'assouplir la célèbre "règle Volcker" contre la spéculation des organismes financiers.

Le suivi de la crise sanitaire n'en reste pas moins suivi de près alors que la pandémie gagne de l'ampleur dans une immense partie des Etats-Unis qui se croyait jusqu'ici épargnée, allant jusqu'à pousser le grand Texas à geler sa réouverture emblématique. 

Mais "les actions progressent en dépit des signes croissance montrant que plusieurs états américains connaissent un regain des cas de coronavirus", a souligné Neil Wilson, analyste chez markets.com. 

Selon lui, les marchés "semblent capables de vivre avec cette remontée des contaminations, en partie parce que personne ne semble vouloir fermer l'ensemble de l'économie à nouveau".

En Europe, la situation est loin d'être aussi grave mais des villes et quartiers sont de nouveau confinés face à l'apparition de foyers, notamment dans des entreprises.

Du côté des indicateurs, la BCE publiera l'évolution des crédits au secteur privé et de la masse monétaire M3 en zone euro.

- Worldline toujours sur le podium - 

Sur le terrain des valeurs, Worldline restait en tête de l'indice CAC 40 avec une hausse de 4,55% à 77,14 euros, au moment ou son concurrent allemand Wirecard fait face à un scandale financier.

Le regain d'appétit pour le risque jouait à plein en faveur d'ALD (+7,10% à 8,75 euros), Sodexo (+3,82% à 60,37 euros) et Edenred (+3,78% à 40,10 euros)

Air France-KLM (+2,27% à 4,24 euros) et ADP (+2,55% à 94,55 euros) profitaient de redémarrage de l'aéroport parisien d'Orly. 

DBV Technologies s'enfonçait par contre de 15,38% à 8,23 euros, pénalisé par l'annonce de l'initiation immédiate d'un "projet de plan de restructuration afin d'étendre son horizon de trésorerie en attendant des clarifications de la part de la FDA" (l'agende américaine du médicament) concernant son produit phare contre l'allergie à l'arachide Viaskin Peanut.

Sanofi faisait du surplace (+0,09% à 91,94 euros) après avoir annoncé la suppression de 1.700 emplois en Europe, dont un millier en France, une réorganisation qui correspond à une "nouvelle stratégie" selon Olivier Bogillot, le président France du groupe, et non à un plan social lié au Covid-19.

Seb prenait 4,36% à 143,70 euros. Le géant français du petit électroménager a estimé que ses pertes de chiffre d'affaires occasionnées au second trimestre par l'épidémie seraient plus de moitié moins que prévu fin avril, grâce au rebond de la consommation après le déconfinement.

Euronext CAC40

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