La Bourse de Paris reste optimiste (+2,52%)

La Bourse de Paris reste optimiste (+2,52%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 16 juin 2020 à 13h28

La Bourse de Paris restait largement dans le vert (+2,52%) à la mi-journée mardi, préférant se concentrer sur les dernières mesures de la Fed et les attentes d'un potentiel plan américain pour les infrastructures que sur les risques d'une deuxième vague. 

A 12H47 (10H47 GMT), l'indice CAC 40 montait de 121,3 points à 4.937,08 points. La veille, il avait fini en reflux de 0,49%, après une semaine globalement très négative.

La cote parisienne a évolué nettement dans le vert toute la matinée.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 1,97%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 1,43% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 1,36%.

Le marché est guidé par deux "moteurs": d'une part à la baisse à cause de "la crainte d'une seconde vague de virus" et, d'autre part, à la hausse en raison de "l'ensemble des mesures fiscales et monétaires mises en place pour soutenir la croissance", relève Pierre Veyret, analyste d'ActivTrades. 

Les marchés ont privilégié le deuxième levier mardi, dans la foulée de la clôture positive des marchés américains de la veille. 

Wall Street était ainsi remontée avec l'annonce de la Réserve fédérale américaine qui prévoyait d'acheter, à partir de mardi, des obligations d'entreprises sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise, afin d'aider des groupes en manque de liquidités en raison de la crise.

Par ailleurs, l'administration américaine est en train de préparer un plan de soutien de 1.000 milliards de dollars pour relancer la première économie mondiale, selon Bloomberg, qui s'appuie sur des sources proches du dossier. D'après une version préliminaire, ce programme ciblerait en priorité des infrastructures classiques comme les routes et les ponts.

Ces nouvelles ont éclipsé les données sanitaires, qui avaient tendu les marchés lors des dernières séances. 

La situation épidémique à Pékin est "extrêmement grave", selon la mairie, qui parle d'une "une course contre la montre" contre le nouveau coronavirus.

La ville a fait état mardi matin de 27 nouvelles contaminations lors des dernières 24 heures, portant à 106 le total des cas enregistrés depuis cinq jours notamment sur le gigantesque marché de gros de Xinfadi. Une trentaine de zones résidentielles environnantes ont été placées en quarantaine.

Du côté des indicateur, le moral des investisseurs allemands est encore remonté en mai pour retrouver son plus haut niveau depuis mars 2006.

Aux Etats-Unis, les ventes au détail et la production industrielle sont également attendues.

Une audition au Sénat du président de la Fed Jerome Powell sera par ailleurs suivie avec intérêt par les investisseurs.

- L'automobile recherchée -

Sur le terrain des valeurs, l'ensemble de l'indice CAC 40 évoluait dans le vert. Celles le plus en difficultés lors des dernières séances en profitaient le plus. 

Renault décollait de 6,21% à 23,26 euros et Peugeot de 5,60% à 14,06 euros.

Les banques n'étaient pas en reste. Société Générale grimpait de 4,16% à 15,01 euros, Crédit Agricole de 4,37% à 8,41 euros et BNP Paribas de 6,11% à 36,40 euros. 

ArcelorMittal (+7,05% à 10,01 euros) était aussi recherché, tout comme Elior (+10,73% à 6,35 euros) qui bénéficiait en outre d'un relèvement de sa recommandation à "acheter" par Citi. 

Enfin, Total montait de 2,97% à 35,73 euros, malgré l'estimation de l'Agence internationale de l'énergie que la demande de pétrole en 2021 restera bien inférieure à celle de 2019 à cause de l'aviation. 

Euronext CAC40

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