La Bourse de Paris reste soucieuse face à la situation sanitaire (-1,01%)

La Bourse de Paris reste soucieuse face à la situation sanitaire (-1,01%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 18 juin 2020 à 13h50

La Bourse de Paris restait mal orientée jeudi à la mi-journée (-1,01%), la circonspection étant de mise au regard de la recrudescence des contaminations notamment en Chine.

A 13H21 (11H21 GMT), l'indice CAC 40 perdait 50,27 points à 4.945,70 points. La veille, il avait gagné 0,88%.

La cote parisienne a débuté dans le rouge et après avoir tenté timidement de se reprendre est repartie clairement en baisse.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en recul. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,38%, celui de l'indice élargi S&P 500 refluait de 0,36% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, était juste au-dessous de l'équilibre (-0,09%).

"La montée des nouveaux cas en Chine, et des taux de contamination aux Etats-Unis alimentent les inquiétudes au sujet de la réouverture des économies" ce qui a pesé sur l'Asie et également sur l'Europe, a résumé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

"La question de la propagation du coronavirus continue d'inquiéter les investisseurs, avec le spectre de plus en plus prégnant d'une nouvelle vague", a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Et selon lui, cette pandémie reste un facteur de baisse "potentielle majeure pour les marchés à court et à moyen terme, en tout cas tant qu'il n'y aura pas de vaccin."

La Chine et l'Inde affrontent une expansion inquiétante du nouveau coronavirus, qui poursuit en revanche son reflux en Europe, où se multiplient les signes d'un retour à la normale y compris dans le sport, mais fait encore des ravages au Brésil.

A Pékin, la situation épidémique est jugée "extrêmement grave" par les autorités, faisant craindre une nouvelle vague de contaminations. 137 personnes ont été contaminées depuis la semaine dernière dans la mégapole de 21 millions d'habitants.

La cote parisienne a par ailleurs pris connaissance de la décision de la Banque d'Angleterre de maintenir son taux directeur à 0,1%, un plancher historique, et d'augmenter son programme de rachat d'actifs de 100 milliards de livres, ce qui le porte à 745 milliards.

Du côté des indicateurs, les investisseurs suivront avec intérêt la publication des demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis pour vérifier si la lente décrue se poursuit.

Outre-Atlantique, l'indice d'activité manufacturière de Philadelphie est aussi au programme.

- Fnac Darty rassure -

Sur le terrain des valeurs, Fnac Darty montait de 2,13% à 35,44 euros, les investisseurs accueillant très favorablement le redémarrage de l'activité à la faveur du déconfinement et la bonne tenue des activités en ligne pendant la crise même si cette dernière a coûté 400 millions d'euros de chiffre d'affaires au distributeur.

Rémy Cointreau profitait (+2,29% à 120,60 euros) du relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par Barclays.

JCDecaux était fragilisé (-4,65% à 17,24 euros) par la vente d'un nombre important de ses actions par Gardner Russo & Gardner à un prix inférieur de 5,1% à celui du titre à la clôture mercredi, selon Bloomberg.

GL Events s'enfonçait de 7,34% à 13,12 euros alors que le groupe prévoit désormais de réaliser plus de 90 millions d'euros d'économies pour faire face à l'effondrement de son activité consécutif à la pandémie.

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