La Bourse de Paris réticente à la prise de risques (-0,37%)

La Bourse de Paris réticente à la prise de risques (-0,37%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 07 octobre 2020 à 14h22

La Bourse de Paris évitait de prendre des risques mercredi à mi-séance (-0,37%) après le report surprise des négociations sur un nouveau plan de relance américain.

A 13H38 (11H38 GMT), de Paris (-0,37% à 4.877,39 points) à Francfort (-0,51%) et de Londres (-0,07%) à Milan (-0,08%), les bourses européennes évoluaient modérément dans le rouge.

Après un décrochage de Wall Street à la clôture mardi, les contrats à terme s'affichaient en hausse de 0,60% sur l'indice Dow Jones, de 0,56% sur le S&P500 et de 0,52% sur le Nasdaq.

Sur le marché obligataire souverain, les rendements sur la dette des pays réputés sûrs, Etats-Unis et Allemagne en tête, poursuivaient leur remontée.

"Les discussions entre Nancy Pelosi, la cheffe des démocrates au Congrès, et Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, avançaient très lentement. Aussi, d'une certaine manière, le fait que Donald Trump les mette en suspens a du bon car certains opérateurs de marché étaient las de les voir s'éterniser", estime David Madden, analyste pour CMC Markets.

"Au moins, il y a une sorte de clarté maintenant. Les investisseurs ont digéré l'information", selon lui.

"Cependant, si aucun ensemble de mesures de stimulus n'était annoncé juste après l'élection, les investisseurs pourraient se montrer de plus en plus nerveux", craignant un tassement du rythme de la reprise économique, prévient Milan Cutkovic, analyste chez Axi.

Ces dernières semaines, l'enthousiasme des investisseurs avait été modéré par un nombre croissant d'incertitudes sur le plan sanitaire et par des indicateurs macro-économiques signalant une modération du rythme de la reprise en cours.

- Volatilité crescendo -

Le contexte politique américain demeure très tendu et sur le plan sanitaire, la situation s'est dégradée en Europe, où des mesures de restriction ont dû être réintroduites en France, Espagne, Allemagne et Belgique.

Les investisseurs ont également reçu une nouvelle décevante d'outre Rhin : la production industrielle de la première économie européenne a légèrement reculé en août, mettant un terme à trois mois de hausse.

Nombre d'analystes prévoient que la volatilité va s'accroître jusqu'à l'élection américaine.

"Les opérateurs sont susceptibles de faire face à une autre séance de négociation volatile ce mercredi, avec le discours de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d'une conférence à Paris, ainsi que le compte-rendu de la dernière réunion du FOMC prévue plus tard dans la journée", note Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

LE SECTEUR PETROLIER RECULE

Les valeurs pétrolières étaient pénalisées par la baisse des cours du brut dans la foulée des annonces de Donald Trump sur le plan de relance. BP perdait 1,11% à 218 pence et Royal Dutch Shell (action "B") 1,32% à 969,80 pence. Total cédait 1,54% à 29,07 euros.

TESCO DANS LE VERT 

Le numéro un britannique des supermarchés (+0,14% à 214,30 pence) a vu ses profits bondir au premier semestre en raison de ventes solides depuis le début de la crise sanitaire, ce qui a lui a permis d'augmenter son dividende.

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