La Bourse de Paris s'enfonce dans le rouge

La Bourse de Paris s'enfonce dans le rouge
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 06 juillet 2021 à 10h15

La Bourse de Paris reculait de 0,48% mardi matin, au lendemain d'une journée marquée par l'absence de consensus entre les pays producteurs de pétrole concernant leurs futurs quotas, entraînant une hausse des prix de l'or noir.

La Bourse de Paris reculait de 0,48% mardi matin, au lendemain d'une journée marquée par l'absence de consensus entre les pays producteurs de pétrole concernant leurs futurs quotas, entraînant une hausse des prix de l'or noir.

A 09H45, l'indice CAC 40 lâchait 31,77 points à 6.535,77 points. Lundi, il avait terminé en hausse de 0,22%.

Le place parisienne ne pouvait pas s'appuyer sur Wall Street pour prendre position, les marchés américains étant restés fermés lundi au lendemain de la fête nationale.

"La hausse du pétrole va relancer le débat sur les tensions inflationnistes mais il n'y a sans doute pas de quoi provoquer un dérapage, ni sur les taux, ni des marchés dans l'immédiat", relativisait Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Sur le marché du pétrole, les prix continuaient en effet à monter après le report sine die des discussions de l'Opep+ la veille, laissant imaginer une reconduction en août des quotas de production des pays exportateurs et de leurs alliés, et non l'augmentation de la production un temps envisagée.

Un peu apaisées récemment, les craintes inflationnistes hantent les esprits des investisseurs, alors que les banques centrales se sont montrées rassurantes concernant un éventuel tour de vis monétaire en cas de surchauffe économique, jugée transitoire.

Les investisseurs ont également pris connaissance d'un recul de 3,7% des commandes passées à l'industrie allemande en mai, plombées par un repli marqué à l'international.

Il s'agit de leur premier repli de l'année, même si ces commandes restent au-dessus de leur niveau d'avant la crise liée à la pandémie de Covid-19.

Alstom déraille

Le PDG du constructeur ferroviaire français (-6,67% à 40,87 euros) a annoncé lundi qu'il faudrait trois ans pour digérer Bombardier Transport, acheté fin janvier, après quoi il aura "une rentabilité parmi les meilleures du marché".

"Ca va prendre quelques années avant de créer un groupe homogène mais (...) en quelques mois, nous avons réussi à créer un groupe qui marche", a fait valoir Henri Poupart-Lafarge, à la veille de la journée investisseurs du groupe.

TotalEnergies profite de la hausse du pétrole

Le géant français de l'énergie (+0,94% à 39,08 euros) tirait parti de la progression des cours de l'or noir, après l'absence de consensus au sein de l'Opep+.

TechnipFMC (+2,32% à 8,02 euros) était à l'unisson.

Euronext CAC40

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