La Bourse de Paris sans dynamisme (+0,14%)

La Bourse de Paris sans dynamisme (+0,14%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 19 août 2020 à 13h01

La Bourse de Paris restait dans le vert à mi-séance (+0,14%), cherchant toujours son catalyseur pour amplifier sa progression dans des volumes d'échanges réduits. 

A 12H45, l'indice CAC 40 progressait de 6,86 points à 4.944,92 points. Mardi, il avait reculé de 0,68%. 

En attendant son ouverture, Wall Street semblait garder son orientation positive: après avoir atteint un plus haut historique mardi, le S&P 500 gagnait encore 0,11% dans les contrats à terme. L'indice vedette, le Dow Jones, progressait lui de 0,12%, et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,7%. 

"Toujours pénalisé par un manque évident de volume, l'indice parisien reste bloqué dans un tunnel de neutralité", commente Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance. 

Alors que les marchés américains S&P 500 et Nasdaq établissent de nouveaux records, les actions en Europe restent bloquées avec "les gouvernements montrant des signes de préoccupations au sujet de la résurgence des nouveaux cas de Covid-19", selon Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 774.832 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP, tandis que 22 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués. En France, Allemagne, Italie et Espagne, la propagation du virus s'est accélérée, laissant envisager de nouvelles mesures de restrictions.  

Ces mesures pourraient "compromettre la reprise économique", mettant à mal "la confiance des consommateurs et des entreprises". De plus, "les gouvernements seraient également soumis à des pressions pour prendre de nouvelles mesures économiques", détaille Milan Cutkovic, analyste d'AxiCorp.

Les marchés européens sont en plus handicapés ces derniers jours par la montée de l'euro face au dollar, qui a touché un plus haut de deux ans mardi.

"Cela constitue une menace pour les groupes exportateurs de la zone euro et ceux qui réalisent une part importante de leur activité en zone dollar", note Tangi Le Liboux, analyste du courtier Aurel BGC tout en précisant "qu'à ce niveau de taux de change, il n'y a pas péril en la demeure". 

Du côté des indicateurs, au Royaume-Uni, l'inflation a accéléré pour atteindre 1% sur un an en juillet. Le taux est loin d'avoir retrouvé son niveau d'avant la crise sanitaire, proche des 2%.

Après la séance, les investisseurs regarderont les minutes de la réunion de la Réserve fédérale américaine dans l'espoir de pouvoir anticiper les prochaines mesures de l'institution, et de se servir de ses perspectives sur l'économie.  

-Unibail chute encore-

Au niveau des valeurs, les préoccupations autour d'une reprise de la propagation du Covid-19 continuaient de peser sur les foncières: après une baisse importante en fin de séance mardi l'amenant bien en dessous de son niveau de mars, Unibail-Rodamco-Westfield chutait de nouveau (-5,16% à 36,76 euros). 

Mercialys perdait également 2,17% à 5,64 euros et Klépierre 2,21% à 13,69 euros. 

Lagardère baissait de 1,06% à 14,94 euros après l'approbation de la prise de participation d'une filiale du groupe de Bernard Arnault dans la holding personnelle d'Arnaud Lagardère, gérant du groupe du même nom, fortement contesté par ses actionnaires Vivendi et le fonds britannique Amber Capital. 

Les valeurs technologiques profitaient des nouvelles bonnes performances du Nasdaq mardi: Dassault Système gagnait 1,49% à 153,25 euros et Atos 1,31% à 71,12 euros.  

Euronext CAC40

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