La Bourse de Paris se maintient dans le vert (+0,11%) à mi-séance

La Bourse de Paris se maintient dans le vert (+0,11%) à mi-séance
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mercredi 24 février 2021 à 12h44

La Bourse de Paris progressait modestement (+0,11%) mercredi à la mi-journée, sur fond de stabilisation des rendements obligataires européens après une intervention du président de la Fed Jerome Powell qui s'est montré rassurant sur le risque inflationniste.

La Bourse de Paris progressait modestement (+0,11%) mercredi à la mi-journée, sur fond de stabilisation des rendements obligataires européens après une intervention du président de la Fed Jerome Powell qui s'est montré rassurant sur le risque inflationniste.

Après un démarrage en léger repli, l'indice CAC 40 prenait 6,61 points à 5.786,45 points vers 12H13 (11H13 GMT), au lendemain d'une progression de 0,22%. Une ouverture en petite hausse se profilait à Wall Street, d'après les contrats à terme sur les principaux indices américains. 

"Après Christine Lagarde lundi, Jerome Powell a également distillé un message de prudence hier lors de son audition au Sénat, ce qui a permis de limiter le mouvement de remontée des taux souverains hier aux Etats-Unis ainsi qu'en Europe", indique Philippe Cohen, directeur adjoint de Kiplink Finance.

"Le président de la Fed a mis en avant le chemin restant à parcourir sur la récupération du marché du travail (y compris en termes d'inégalités) et sa volonté de regarder au travers d'une hausse de l'inflation jugée non durable à ce stade", poursuit-il.

Des propos qui ont temporairement apaisé les marchés mardi, permettant aux indices américains de rebondir de leurs plus bas et à la flambée des rendements obligataires de ralentir, même si la fébrilité restait palpable des deux côtés de l'Atlantique.

La forte hausse des rendements sur le marché obligataire est le signe de l'anticipation d'une nette reprise de l'inflation et de la croissance, surtout aux Etats-Unis, et donc d'un arrêt, à terme, des politiques monétaires très accommodantes.

"Jerome Powell a rassuré à court terme mais les marchés ne donneront pas leur blanc-seing à la Fed. Même si les banquiers centraux américains ne sont pas inquiets vis-à-vis de l'inflation et assurent qu'une éventuelle poussée sera temporaire, les investisseurs pourraient faire preuve durablement d'une plus grande nervosité", note pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Aussi devraient-ils apporter la plus grande attention ce mercredi aux propos de plusieurs membres de la Banque centrale américaine, à commencer par ceux de son président, auditionné cette fois devant la Chambre des Représentants.

Du côté des indicateurs, la croissance allemande du quatrième trimestre a été revue en hausse, à +0,3%, tandis que le climat des affaires s'est légèrement dégradé au mois de février en France.

Les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis pour janvier sont également à l'agenda.

Fnac Darty crève le plafond

Le groupe de distribution accroissait encore ses gains, bondissant de 11,17% à 52,45 après avoir fait état d'une situation financière "solide" en 2020 malgré la pandémie, ce qui va lui permettre de reverser un dividende à ses actionnaires. 

Accor bien orienté

Le géant français de l'hôtellerie redressait la barre (+1,14% à 34,57 euros) malgré une perte nette proche de 2 milliards d'euros l'an dernier, et une activité ayant chuté de 60% du fait de la crise sanitaire qui a fait fermer ou tourner au ralenti ses établissements.

Worldline confiant pour 2021

Worldline reculait en revanche de 1,00% à 73,54 euros. Le groupe de paiements électroniques s'est déclaré mercredi "très satisfait" de son année 2020 malgré une baisse d'activité de 4,6%, et espère renouer avec la croissance en 2021 suite à l'intégration de son concurrent Ingenico.

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