La Bourse de Paris se reprend à espérer une avancée commerciale

La Bourse de Paris se reprend à espérer une avancée commerciale
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le mercredi 09 octobre 2019 à 17h54

La Bourse de Paris a clôturé en hausse (+0,78%) mercredi, les investisseurs se remettant à espérer une percée dans les négociations commerciales qui doivent s'ouvrir à nouveau demain entre les États-Unis et la Chine.

L'indice CAC 40 a gagné 42,52 points à 5.499,14 points, dans un volume d'échanges faible de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en net recul (-1,18%).

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre avant de monter graduellement.

"Il y un sursaut d'espoir. Hier les investisseurs broyaient du noir à la fois sur le Brexit et sur l'issue de la réunion entre Washington et Pékin. Aujourd'hui le marché est un peu plus optimiste sur le volet commercial", a observé auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions à Dôm Finance.

"Les dernières déclarations chinoises font état de leur bonne volonté en se montrant prêts à signer un accord partiel", ce qui "écarte la probabilité d'un échec total" des discussions conduites à partir de jeudi, a-t-il complété.

Citant un responsable chinois proche des négociations, l'agence de presse Bloomberg a rapporté mercredi que Pékin n'espérait pas vraiment parvenir à un grand accord, mais que les Chinois accepteraient un accord limité si le président américain Donald Trump renonçait aux tarifs douaniers supplémentaires qu'il a menacé de mettre en œuvre d'ici à la fin de l'année.

En échange, Pékin pourrait faire quelques concessions comme la reprise à grande échelle de commandes de produits agricoles. 

Concernant le Brexit, "la situation reste compliquée", a souligné M. Larrouturou, en notant que "le marché n'avait jamais vraiment anticipé l'absence d'accord" jusqu'ici.

La date-butoir approche pourtant à grands pas, sans qu'aucune solution ne se dessine.

Boris Johnson a dépêché son ministre du Brexit à Bruxelles pour des discussions de la dernière chance jeudi au moment où le négociateur en chef de l'Union européenne juge "très difficile", mais encore "possible" de parvenir à un accord.

En matière de valeurs, Plastic Omnium a dévissé de 8,86% à 20,88 euros, affecté par la révision à la baisse de ses prévisions de marge opérationnelle pour 2019.

EDF a cédé 1,43% à 9,40 euros, alors que la facture du chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) devrait s'alourdir de 1,5 milliard d'euros pour atteindre 12,4 milliards d'euros, à la suite des problèmes de soudures.

Renault a avancé en revanche de 0,20% à 50,50 euros. Le constructeur a annoncé la création d'une nouvelle filiale, Renault M.A.I., regroupant l'ensemble de ses activités de mobilité, avec 500 collaborateurs. Par ailleurs, le président du groupe Jean-Dominique Senard va proposer à son conseil d'administration de trouver un successeur au directeur général, Thierry Bolloré, selon Le Figaro.

Bourbon a été suspendu à la demande de l'entreprise. Le groupe de services maritimes pour l'industrie pétrolière, en redressement judiciaire, a annoncé faire l'objet d'une offre de reprise déposée par "une société détenue par un groupe de banques françaises".

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