La Bourse de Paris sur la défensive (-0,81%)

La Bourse de Paris sur la défensive (-0,81%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le lundi 26 octobre 2020 à 09h51

La Bourse de Paris évoluait en baisse de 0,81% lundi, nerveuse alors que les inquiétudes sanitaires et les conséquences économiques des mesures de restrictions reviennent au premier plan. 

A 9H20, l'indice CAC 40 perdait 39,60 points à 4.870,04 points, réduisant tout de même sa perte à l'ouverture (-1,32%). Vendredi, sa nette hausse de 1,20% avait permis de limiter les pertes sur la semaine à 0,53%.

"Cette semaine sera placée sous le signe de la nervosité", prévient Tangi le Liboux, analyste du courtier Aurel BGC.

"Les marchés vont avoir du mal à fermer les yeux sur la pandémie" et à ses conséquences économiques, explique-t-il en premier lieu. 

La situation sanitaire revient au cœur des inquiétudes avec la forte reprise des contaminations partout dans le monde. 

Ainsi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé dimanche avoir enregistré samedi un nouveau record mondial - 465.319 cas - de contaminations pour la troisième journée consécutive.

Ces nouvelles restrictions pèsent sur le moral des consommateurs, un des moteurs de la croissance des économies occidentales. 

En Europe, la France, l'Italie et la Belgique ont mis en place des mesures plus restrictives depuis samedi, la situation s'avérant aussi inquiétante en Europe de l'Est. 

"Le choc d'offre lié au Covid-19 est désormais pleinement un choc de demande avec des enquêtes d'opinion menées en octobre qui concluent toutes à un regain d'inquiétude des consommateurs concernant l'avenir", s'alarment les analystes de Saxo Banque. 

La situation est également inquiétante aux Etats-Unis mais "l'administration est bien plus préoccupée par l'élection présidentielle", dont le scrutin se tient le 3 novembre, selon Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

D'ici à cette date, la conclusion d'un accord sur un plan de relance économique entre républicains et démocrates semble impossible d'autant plus que "les échanges afin de valider la nouvelle juge de la cour suprême avant les élections devraient également s'accélérer", ajoute M. Boy. 

Par ailleurs, "le stress devrait aussi monter de plusieurs crans dans la semaine" appuie aussi John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud. 

Plusieurs échéances importantes sont prévues, comme les résultats des géants de la technologie américaine, une réunion de la Banque centrale européenne jeudi et la publication des croissances américaine, jeudi, et de la zone euro, vendredi, pour le troisième trimestre. 

Parmi les valeurs, la révision à la baisse des résultats pour 2020 de SAP faisait plonger Capgemini de 3,40% à 102,20 euros et Atos de 2,15% à 63,80 euros. 

L'Oréal surnageait un peu, en baisse de 0,21%, après une relèvement de sa recommandation par les analystes de Berenberg, tandis que EDF, dont la recommandation a été passée à "acheter" par HSBC progressait de 0,29% à 10,47 euros.  

Europcar perdait 4,63% à 0,60 euros après avoir renoncé à fixer des objectifs financiers en 2020, tandis que son chiffre d'affaires pour le troisième trimestre a chuté de moitié. 

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