La Bourse de Paris sur la réserve, suspendue à la BCE (-0,24%)

La Bourse de Paris sur la réserve, suspendue à la BCE (-0,24%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 10 septembre 2020 à 14h31

La Bourse de Paris restait sur la réserve jeudi à mi-séance (-0,24%), les investisseurs étant suspendus à une conférence de presse de la Banque centrale européenne après que celle-ci a annoncé un statu quo sur les taux.

A 13H57 (11H57 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 11,50 points à 5.031,58 points. La veille, il avait fini en hausse de 1,40%,

Polarisées sur la BCE, la Bourse de Francfort évoluait à l'équilibre (-0,04%) et celle de Londres se repliait de 0,53%.

Après un rebond de Wall Street mercredi succédant à trois glissades consécutives, les contrats à terme laissaient entrevoir une nouvelle rétrogradation du marché actions américain. Celui sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,55%, celui sur l'indice élargi S&P 500 0,50% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,19%.

Sur le marché de la dette, les taux souverains européens ne bougeaient guère.

La Banque centrale européenne a laissé jeudi, comme attendu, inchangée sa politique monétaire anti-crise, mais "les économistes chercheront la moindre allusion à la récente remontée de l'euro" durant la conférence de presse de l'institution dans un contexte de faiblesse de l'inflation, analyse Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

"Surtout les marchés regarderont avec attention les nouvelles projections de l'institution sur l'inflation et la croissance dans l'espoir d'une amélioration des perspectives économiques", souligne-t-il.

- Vigilance sur l'euro -

La BCE fait preuve d'un soutien sans faille depuis le début de la crise du Covid-19 en injectant des liquidités en abondance sur les marchés.

La conférence de presse de Christine Lagarde à 12H30 GMT "sera cruciale pour les investisseurs qui ont désespérément besoin d'un soutien supplémentaire de la BCE pour continuer à faire monter les cours des actions", affirme de son côté Pierre Veyret, analyste pour ActivTrades.

"Le déclin de l'inflation pourrait forcer la BCE à une action plus rapide qu'escompté par le marché", estime de son côté Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

Depuis sa dernière réunion de juin, la reprise économique a donné des signes de ralentissement.

Outre-Atlantique, les investisseurs prendront ensuite connaissance des demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis -

- L'automobile en forme -

SECTEUR AUTOMOBILE BIEN ORIENTE

A Paris, Peugeot grimpait de 3,97% à 16,09 euros, dans le peloton de tête du CAC 40. En revanche, Renault, qui pourrait devoir réduire ses coûts davantage que prévu, cédait 0,47% à 25,16 euros. 

Les constructeurs concurrents en Allemagne étaient aussi dans le vert, Daimler avançait de 0,37% à 46,59 euros, BMW de 0,71% à 64,19 euros et Volkswagen de 0,43% à 162,90 euros. 

LVMH DIVORCE, SUEZ BATAILLE

L'action LVMH régressait de 0,72% à 401,15 euros. Le géant du luxe va saisir la justice américaine contre le joaillier Tiffany, qu'il accuse de "mauvaise foi" et dont il pointe "les mauvais résultats" financiers, au lendemain de la suspension de leur opération de rapprochement record à 16,2 milliards de dollars. 

Le titre Suez montait de 0,13% à 15,24 euros après que son conseil d'administration a rejeté le projet "hostile" de Veolia (-1,13% à 19,76 euros).

MATIERES PREMIERES EN BERNE

Le compartiment des matières premières accusait la plus forte baisse sectorielle. A Paris, Eramet lâchait 1,19% à 26,60 euros.

Euronext CAC40

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