La Bourse de Paris tangue (-1,13%) en s'interrogeant sur l'inflation

La Bourse de Paris tangue (-1,13%) en s'interrogeant sur l'inflation
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 13 mai 2021 à 12h57

La Bourse de Paris tanguait jeudi à mi-séance, comme les autres marchés européens et asiatiques, face aux craintes d'une inflation américaine qui s'installerait dans la durée.

La Bourse de Paris tanguait jeudi à mi-séance, comme les autres marchés européens et asiatiques, face aux craintes d'une inflation américaine qui s'installerait dans la durée.

A 12H30 (10H30 GMT), l'indice CAC 40 perdait 1,13%, soit 70,76 points à 6.208,59 points, après avoir décroché de 2% dans la matinée. La veille, la place parisienne avait réussi à résister à la publication d'une hausse plus forte qu'attendu des prix à la consommation américaine, clôturant en petite hausse de 0,19%.

"Ce n'est pas tant la crainte d'une inflation galopante que la réaction des banques centrales à celle-ci" qui fait tanguer les marchés, souligne Andreas Lipkow analyste pour Comdirect.

Les investisseurs ont des "inquiétudes quant au fait que la Fed pourrait prendre trop de temps pour atténuer la pression exercée par la hausse des prix", précise de son côté Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Les banquiers centraux répètent que l'effet de cette accélération des prix ne sera que passager et assurent qu'ils ne sont pas encore prêts à normaliser leur politique monétaire accommodante dont se sont enivrés les marchés.

Encore mercredi, le vice-président de la Fed, Richard Clarida, bien que "surpris" de l'ampleur de la hausse des prix, s'attend toutefois à ce que l'inflation se stabilise, dès 2022, autour de l'objectif de 2% à long terme que vise la Fed.

Le secteur pétrolier affecté par le recul des cours du brut

Le titre Total, poids lourd de la cote, dévissait de 2,99% à 38,13 euros tout comme TechnipFMC (-4,69% à 6,59 euros) ou CGG (-3,64% à 0,87 euro).

ArcelorMittal sous le coup du dollar

Le titre déclinait de 3,15% à 26,26 euros, le récent renforcement du dollar ayant pénalisé les cours des métaux.

Atos sanctionné

Les actionnaires du groupe de services informatiques ont rejeté lors de leur assemblée générale la résolution approuvant les comptes consolidés du géant français, qui faisaient l'objet de réserves des commissaires aux comptes. Le titre baissait de 1,13% à 54,08 euros.

URW sans dividende

Le titre cédait du terrain (-3,44% à 66,56 euros) au lendemain de l'approbation par les actionnaires du géant des centres commerciaux de la décision du groupe de ne pas verser de dividendes au titre de l'exercice 2020, bouleversé par la pandémie de Covid-19, ni pour les deux prochaines années.

CNP Assurances ne convainc pas

Le titre accentuait ses pertes (-5,16% à 14,80 euros). La filiale de La Banque Postale a fait état mercredi d'un bénéfice net en hausse au premier trimestre, soutenu notamment par ses activités d'épargne et de retraite.

Nouvelle dégringolade aérienne

Air France (-2,36% à 4,42 euros) et Airbus (-2,02% à 94,61 euros) ont poursuivi leur descente de la veille après avoir finalement été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour "homicides involontaires" douze ans après le crash du Rio-Paris, un revirement de la justice qui a provoqué une vive émotion des représentants des familles des 228 victimes.

Euronext CAC40

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