La Bourse de Paris tend vers les 5.000 points (+2,84%)

La Bourse de Paris tend vers les 5.000 points (+2,84%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 16 juin 2020 à 18h23

La Bourse de Paris a fini chargée d'optimisme mardi (+2,84%), des indicateurs américains meilleurs que prévu et le soutien indéfectible des banques centrales l'incitant à faire abstraction du coronavirus.

L'indice CAC 40 a pris 136,74 points à 4.952,46 points. La veille, il avait fini en repli de 0,49%, après une semaine globalement très négative.

Le marché continue sa hausse, ayant "décidé aujourd'hui de faire abstraction du Covid-19" et de la potentielle deuxième vague de contaminations, observe Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

Principal rendez-vous de la séance, l'intervention de Jerome Powell devant la Commission des affaires bancaires du Sénat "n'a pas inquiété plus que ça" les investisseurs, ajoute l'expert.

Le patron de la Banque centrale américaine a fait part mardi d'une "grande incertitude" qui entoure le moment et l'intensité de la reprise économique aux Etats-Unis mais aussi l'évolution de la pandémie.

"Tant que la population n'est pas certaine qu'elle est contenue, il est peu probable que l'économie se remette complètement", a estimé M. Powell.

La pandémie de Covid-19 sévit encore dans certaines parties du monde et pourrait encore provoquer des dégâts économiques considérables en cas de deuxième vague de contaminations dans des pays entièrement déconfinés.

"L'incertitude peut conduire les ménages à épargner davantage", a relevé de son côté l'économiste en chef du FMI, estimant un rattrapage de la consommation possible, mais "pas garanti".

Le Fonds monétaire international doit publier ses nouvelles prévisions de croissance mondiale le 24 juin.

Les investisseurs ont eu tout de même de quoi chasser leurs idées noires. Après l'annonce lundi de nouvelles mesures de la Réserve fédérale pour soutenir l'économie américaine, ils ont entendu le message selon lequel l'institut pourrait aller plus loin.

La Fed "utilisera tous les outils à sa disposition pour soutenir l'économie et s'assurer que la reprise sera aussi robuste que possible", a répété M. Powell.

En début d'après-midi, les marchés, qui espèrent un potentiel plan d'investissement dans les infrastructures américaines, ont également apprécié la publication des ventes américaines au détail nettement au-dessus des attentes. Ils avaient déjà été rassurés par le dynamisme de la consommation en fin de semaine dernière.

Toutefois, la production industrielle et la production manufacturière sont ressorties en deçà des anticipations. 

"La partie la plus difficile (du redressement économique) est celle qui consiste à revenir à 100% du niveau d'activité pré-crise et pas seulement à 85 ou 90%", souligne Tangi le Liboux, stratégiste chez Aurel BGC.

Aussi, une "avancée majeure" dans un vaste essai clinique anti-Covid n'a pas échappé aux acteurs de marché. Un médicament de la famille des stéroïdes, la dexaméthasone, réduit d'un tiers la mortalité chez les malades les plus gravement atteints par le Covid-19, selon les premiers résultats de cette étude.

- ArcelorMittal plus forte hausse -

Du côté des valeurs, le rebond des secteurs cycliques et des bancaires a été le plus marqué.

ArcelorMittal (+6,90% à 10,00 euros) a connu la plus forte hausse du CAC 40 devant Thales (+5,85% à 74,18 euros).

Renault a décollé de 4,11% à 23,79 euros et Peugeot de 3% à 13,72 euros.

Société Générale a grimpé de 3,33% à 14,89 euros, Crédit Agricole de 3,42% à 8,34 euros et BNP Paribas de 5% à 36,01 euros. 

Total a gagné 3,29% à 35,89 euros, sur fond de hausse des prix du pétrole.

Euronext CAC40

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