La Bourse de Paris termine en baisse de 0,93% à 5.059,09 points

La Bourse de Paris termine en baisse de 0,93% à 5.059,09 points
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018.

AFP, publié le lundi 12 novembre 2018 à 18h35

La Bourse de Paris a fini dans le rouge (-0,93%) lundi, toujours minée par une accumulation d'incertitudes politiques en Europe, au premier rang desquelles l'évolution des négociations autour du budget italien ou encore du Brexit.

L'indice CAC 40 a perdu 47,66 points, pour clôturer à 5.059,09 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini en petit repli de 0,48%.

Après de premiers pas dans le vert, l'indice parisien est rapidement repassé en territoire négatif pour s'y maintenir le reste de la séance.

"La tendance négative se poursuit, avec toujours les mêmes préoccupations", a observé auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué à Diamant bleu Gestion.

"En Italie, on approche du mur avec la date limite fixée [à mardi] par la Commission européenne pour les modifications du projet de budget", a-t-il détaillé.

La coalition populiste au pouvoir à Rome a jusqu'à mardi pour présenter un budget révisé à l'Union européenne (UE), sans quoi elle s'expose à des sanctions financières. Le gouvernement italien a toutefois réaffirmé vendredi qu'il n'avait pas l'intention de revoir son projet de budget pour l'an prochain, au risque d'engager un bras de fer avec Bruxelles et ses partenaires européens.

Par ailleurs, "alors qu'on pensait avoir du mieux du côté du Brexit, les perspectives d'une absence d'accord sont renforcées devant les difficultés intérieures que rencontre Theresa May", qui a du mal à "trouver une majorité pour soutenir son plan", a-t-il détaillé.

Vendredi, Jo Johnson, secrétaire d'Etat britannique aux Transports et frère de l'ex-chef de la diplomatie Boris Johnson, a démissionné du gouvernement en raison d'un désaccord avec le projet de la Première ministre pour parvenir à un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 29 mars 2019.

Aux facteurs d'incertitudes politiques s'ajoutent en outre des "fondamentaux (qui) restent négatifs" et empêchent tout rebond durable des indices, a poursuivi M. Larrouturou, évoquant les tensions commerciales ou encore le ralentissement de la croissance, en Chine et en Europe notamment.

La croissance française progresserait pour sa part de 0,4% au quatrième trimestre, selon une première estimation de la Banque de France dévoilée lundi, un rythme identique à celui du troisième trimestre. 

Euronext CAC40

Vos réactions doivent respecter nos CGU.