La Bourse de Paris toujours déprimée (-0,57%) à mi-séance

La Bourse de Paris toujours déprimée (-0,57%) à mi-séance
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le mercredi 15 mai 2019 à 14h21

La Bourse de Paris s'affichait en légère baisse (-0,57%) mercredi à la mi-journée, au lendemain d'une séance de fort rebond, les investisseurs semblant hésiter sur la position à adopter dans l'attente de nouveaux développements sur le front commercial sino-américain.

A 14H08 (12H08 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 30,01 points à 5.311,34 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini en forte hausse de 1,50%.

La cote parisienne, après une ouverture en légère hausse, a rapidement basculé en territoire négatif, sans s'en extraire par la suite.

Wall Street s'orientait pour sa part vers une ouverture dans le rouge. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,29%, l'indice élargi S&P 500 0,32% et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,33%.

"Les futures sur les principaux indices américains évoluent en légère baisse au lendemain d'un rebond probant mais sans réels fondements puisqu'on a constaté qu'il était plus alimenté par l'espoir qu'autre chose", ont relevé dans une note les analystes de Mirabaud Securities Genève.

Le président américain Donald Trump a minimisé mardi le conflit commercial avec la Chine, le qualifiant de "petite querelle" et estimant toujours possible un accord commercial pour y mettre fin.

Toutefois, "l'enthousiasme (de mardi) retombe un peu avec les chiffres de la croissance en Chine qui ralentissent malgré les mesures prises par le gouvernement" même si "en Europe, la croissance bénéficie d'une bonne surprise en Allemagne", a souligné Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.  

La production industrielle et les ventes de détail ont en effet connu un fort essoufflement au mois d'avril sur un an en Chine.

De son côté, l'Allemagne a renoué avec la croissance économique au premier trimestre, avec une progression de 0,4% de son PIB tandis que celui de la zone euro s'est bien accru de 1,2% sur un an, selon une deuxième estimation. 

En France, la hausse des prix à la consommation s'est accélérée en avril à 1,3% sur un an, après 1,1% le mois précédent. De l'autre côté des Alpes, les commandes à l'industrie ont poursuivi leur baisse en Italie en mars, avec un recul de 3,6% sur un an.

Aux Etats-Unis, l'indice d'activité de la région de New York (Empire State) pour le mois de mai complètera l'agenda, qui s'étoffera également des données de la production industrielle et des ventes au détail pour avril.

- Eutelsat dégringole -

Sur le front des valeurs, Eutelsat chutait de 7,28% à 15,16 euros, pénalisé par la révision à la baisse de ses objectifs mardi pour son exercice en cours (clos fin juin).

Renault s'enfonçait de 4,07% à 50,95 euros, toujours lesté par les mauvais résultats de Nissan, qui vont avoir un impact négatif de 56 millions d'euros sur les bénéfices du constructeur français au premier trimestre.

JCDecaux perdait 3,64% à 26,98 euros, sans profiter d'un chiffre d'affaires de 840 millions d'euros au premier trimestre 2019, en hausse de 13% sur un an.

Crédit Agricole SA se repliait de 2,77% à 11,05 euros après que l'entité cotée du groupe bancaire mutualiste a annoncé avoir réalisé un bénéfice en recul de 10,9%, à 763 millions d'euros, au premier trimestre.

Europcar Mobility Group montait en revanche de 0,68% à 6,64 euros. Les comptes du loueur de voitures ont plongé dans le rouge au premier trimestre 2019, mais il maintient ses objectifs pour le reste de l'année, porté notamment par la forte croissance des activités d'autopartage.

CGG progressait de 3,21% à 1,67 euro après être repassé dans le rouge au premier trimestre, en dépit d'une "amélioration" graduelle sur son marché, et après avoir confirmé ses objectifs.

Eiffage gagnait 2,83% à 89,36 euros alors que le groupe va racheter la part de l'aéroport de Toulouse-Blagnac détenue par le chinois Casil, qui en possède quasiment la moitié depuis sa privatisation voici quatre ans.

Jacquet Metal Service se repliait de 6,81% à 15,06 euros, lesté par un bénéfice divisé par deux au premier trimestre, sous l'effet d'une conjoncture "moins favorable" qui a pesé sur ses marges.

Euronext CAC40

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