La Bourse de Paris toujours en nette baisse à mi-séance

La Bourse de Paris toujours en nette baisse à mi-séance
La Bourse de Paris toujours en nette baisse à mi-séance

AFP, publié le mardi 23 octobre 2018 à 13h56

La Bourse de Paris continuait à perdre nettement du terrain (-1,20%) mardi à la mi-journée, après avoir ouvert sous le seuil des 5.000 points, affectée par les incertitudes autour du budget italien ainsi que par des résultats d'entreprises en demi-teinte.

A 13H39 (11H39 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 63,54 points à 4.989,77 points, dans un volume d'échanges de 1,9 milliard d'euros. L'indice est tombé dans la matinée jusqu'à 4.961,78 points, un plus bas depuis fin mars 2017. Lundi, il avait fini en recul de 0,62%.

Après une ouverture en nette baisse, la cote parisienne a creusé ses pertes au cours de la matinée, avant de les réduire légèrement.

La Bourse de New York se préparait à lui emboîter le pas et à ouvrir largement en territoire positif. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 1,05%, celui de l'indice élargi S&P 500 1,26%, tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, déclinait de 1,58%.

"Les marchés européens sont résolument dans le rouge alors que les investisseurs sont effrayés par une série de problèmes en provenance d'Italie, les tensions américano-chinoises et les incertitudes entourant l'Arabie saoudite", a résumé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

Malgré les critiques de la Commission européenne, qui se réunit mardi à Strasbourg, la coalition populiste au pouvoir en Italie a maintenu lundi inchangées ses prévisions de budget, tout en s'engageant à respecter à la lettre les objectifs qu'elle s'est fixés, sans creuser davantage le déficit ou la dette.

De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi au jugement à Istanbul des meurtriers présumés du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et insisté sur le caractère soigneusement prémédité de ce crime, contredisant la version avancée par Ryad.

L'affaire pourrait, selon M. Madden, "déclencher une crise diplomatique dans la région".

En outre, "au Royaume-Uni, la situation reste compliquée pour Theresa May qui ne parvient toujours pas à rassembler au sein de sa majorité, au point de se retrouver à nouveau menacée d'une destitution", a relevé pour sa part Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

La défiance des investisseurs était renforcée en outre par des résultats d'entreprises en demi-teinte.

Du côté des indicateurs, les conditions de crédit ont continué à s'améliorer lors du troisième trimestre en zone euro, alors qu'approche la fin du programme de soutien à l'économie, selon une étude publiée mardi par la Banque centrale européenne (BCE).

Outre-Atlantique est encore attendu l'indice d'activité de la région de Philadelphie pour le mois d'octobre.

- Atos s'écroule -

Sur le front des valeurs, Atos dégringolait de 22,49% à 69,76 euros, lesté par l'abaissement mardi de sa prévision de croissance organique pour 2018. 

STMicroelectronics perdait pour sa part 4,82% à 13,32 euros, affecté par la chute de plus de 30% en séance de son concurrent AMS, coté en Suisse, après des prévisions décevantes pour le quatrième trimestre.

Renault cédait 1,73% à 64,62 euros, pâtissant d'un chiffre d'affaires en baisse de 6% au troisième trimestre, même si le constructeur a confirmé ses objectifs financiers pour l'année 2018.

Eurofins gagnait en revanche 3,42% à 417,80 euros, soutenu par le relèvement de ses prévisions de chiffre d'affaires pour 2019 et 2020, à la faveur de sa croissance externe dopée par plusieurs grosses acquisitions depuis l'an dernier. 

Getlink (ex-Eurotunnel) prenait 1,45% à 10,87 euros, profitant de l'augmentation de son chiffre d'affaires de 6,8% au troisième trimestre, porté par une bonne tenue des navettes et un record du trafic d'Eurostar.

Essilor montait de 1,64% à 118,50 euros. Le groupe a publié lundi un chiffre d'affaires de 1,81 milliard d'euros au troisième trimestre, en hausse de 4,4%, et a confirmé ses objectifs annuels.

Ingenico s'appréciait de 0,68% à 65,48 euros après avoir enregistré un chiffre d'affaires en hausse au troisième trimestre, mais revu à la baisse sa prévision de rentabilité annuelle.

Innate Pharma bondissait de 28,08% à 6,14 euros, bénéficiant de l'annonce mardi du renforcement de son accord de développement en oncologie avec le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca, lequel va par ailleurs prendre 9,8% du capital de la biotech marseillaise.

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