La Bourse de Paris toujours sur la défensive

La Bourse de Paris toujours sur la défensive
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 04 mars 2021 à 13h18

La Bourse de Paris déclinait toujours (-0,35%) jeudi à la mi-journée, entravée par les craintes entourant la remontée des rendements obligataires, à l'origine d'une rotation entre différents secteurs sur les actions.

La Bourse de Paris déclinait toujours (-0,35%) jeudi à la mi-journée, entravée par les craintes entourant la remontée des rendements obligataires, à l'origine d'une rotation entre différents secteurs sur les actions.

Vers 12H50, l'indice vedette parisien CAC 40 reculait de 20,18 points à 5.809,88 points, au lendemain d'une hausse de 0,35%. 

De son côté, après avoir terminé sur un nouveau plongeon du Nasdaq, la Bourse de New York devait continuer à voir rouge à l'ouverture.

"Les investisseurs vont jouer la prudence alors que la rotation sectorielle se poursuit activement aux Etats-Unis et que les valeurs technologiques, bien valorisées, continuent de souffrir", estime Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

"Mais tant que la baisse de Wall Street ne s'emballe pas, les marchés européens devraient faire preuve de résistance, étant moins concernés par les excès de valorisation" de certaines valeurs américaines, analyse Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

En cause: les tensions actuelles sur les taux d'emprunt qui ont un impact fort sur les valeurs dites de croissance, au premier rang desquelles les entreprises technologiques américaines, gourmandes en investissements.

Mercredi, la plupart des pays de la zone euro ont vu leurs taux monter d'entre 5 et 9 points de base. Le taux d'intérêt américain à dix ans a quant à lui grimpé jusqu'à 1,48%. Ce jeudi, les rendements obligataires se stabilisaient des deux côtés de l'Atlantique.

Dans ce contexte, une intervention du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell, attendue en fin de journée, sera scrutée de près. 

Les investisseurs suivront également la réunion virtuelle de l'Opep+, qui rassemble les vingt-trois membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés.

Côté indicateurs, le chômage dans la zone euro a stagné en janvier, inchangé par rapport à décembre, avec 8,1% de la population active concernée, n'amorçant qu'un très léger reflux chez les jeunes, a indiqué jeudi l'office européen des statistiques.

Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage sont également à l'agenda aux Etats-Unis.

Les semi-conducteurs sous pression

Les valeurs liées aux métaux et aux semi-conducteurs souffraient dans le sillage de la tech américaine, à l'instar de Soitec (-5,43% à 156,60 euros), STMicroelectronics (-4,08% à 29,16 euros), Eramet (-6,31% à 59,70 euros) ou encore Aperam (-3,65% à 34,61 euros) et Vallourec (-6,90% à 31,87 euros). ArcelorMittal perdait pour sa part 2,89% à 20,16 euros.

Nouvelle impulsion pour Maisons du Monde

Maisons du Monde bondissait de 6,00% à 16,96 euros. Le fils du patron de Casino Jean-Charles Naouri, Gabriel, et Daniel Kretinsky, milliardaire tchèque notamment actionnaire du Monde, ont doublé leur participation au capital de l'enseigne de distribution, et entendent "soutenir la stratégie de transformation et de croissance" du groupe.

Niel monte au sein d'URW

Unibail-Rodamco-Westfield (URW) gagnait pour sa part 4,42% à 65,16 euros. Le fondateur d'Iliad Xavier Niel détient désormais 11,4% du capital et des droits de vote du géant des centres commerciaux mais assure ne pas vouloir en prendre le contrôle.

Vivendi paye sa dette

Le géant des médias reculait de 3,1% à 28,34 euros après avoir annoncé mercredi qu'il comptait rembourser quasi intégralement une dette nette de près de 5 milliards d'euros à l'issue de la distribution à ses actionnaires de 60% du capital de sa filiale Universal Music Group (UMG), qu'il entend introduire en Bourse d'ici à la fin de l'année.

Euronext CAC40

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