La CGT dans la rue le 26 mai avec des partis politiques

La CGT dans la rue le 26 mai avec des partis politiques©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 16 mai 2018 à 15h06

La CGT, actuellement en pointe dans le conflit à la SNCF, appelle à manifester le samedi 26 mai aux côtés d'associations et, pour la première fois récemment, de partis politiques. L'objectif est de créer une "marée populaire" afin de dénoncer la politique d'Emmanuel Macron.

"Compte tenu de l'urgence sociale, la CGT a pris la décision de construire cet appel avec d'autres organisations syndicales, associatives et politiques dans le respect des périmètres d'intervention et des prérogatives de chacune des organisations", peut-on lire dans un communiqué publié mercredi. "La CGT reste ainsi fidèle à ses principes d'indépendance tout en favorisant l'expression du plus grand nombre de citoyens", assure l'organisation.

"Discuter avec des politiques"

Au début du mois, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui s'était jusque-là opposé à toute mixité entre le monde politique et syndical, a ouvert la porte au fait de "discuter avec des politiques, pourquoi pas manifester".

La France insoumise (LFI), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et le Parti communiste français (PCF) comptent parmi les formations de gauche qui se donnent rendez-vous dans les rues le 26 mai dans tous les départements.

Décloisonnement syndical ?

"Pour nous, les insoumis, l'évènement du 26 mai en soi est une très bonne nouvelle. Depuis des mois (...) je plaide au nom de mes amis insoumis pour le 'décloisonnement' du syndical, de l'associatif et du politique", se félicite sur son blog le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Après avoir occupé le 5 mai une large place lors de la "Fête à Macron" lancée par le député François Ruffin, il assure en outre que personne ne "tirera la couverture à soi".

"Partout, on se placera sous la direction des syndicats de salariés partie prenante pour la conduite des opérations. Nulle part on ne permettra que quelqu'un donne le sentiment de 'tirer la couverture à soi', ce qui n'est pas facile nous concernant si l'on tient compte de notre nombre et de l'incroyable puissance d'action d'un système comme celui de La France insoumise", écrit-il.

Les effectifs en baisse

Selon des chiffres dévoilés par 'Les Echos', la CGT a perdu 30.000 adhérents en quatre ans. En 2016, elle était à la tête de 664.350 adhérents, un chiffre en baisse de 1,75 % par rapport en 2015, soit environ 12.000 cartes de moins. "Le mouvement de baisse s'est poursuivi et même amplifié en 2016 (...). Un nouveau recul à mettre au bilan de Philippe Martinez et de ses soutiens", explique le quotidien, qui rappelle que cette année a été marquée par la mobilisation contre la loi El Khomri. La baisse des effectifs se serait poursuivie en 2017, selon un état de syndicalisation diffusé en interne et datant de mai 2018.

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