La Cour des Comptes très inquiète du Grand Paris Express

La Cour des Comptes très inquiète du Grand Paris Express
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Boursier.com, publié le mardi 16 janvier 2018 à 16h04

Dérive continuelle des coûts, doutes sur le calendrier pour les jeux olympiques de 2024, risque pour les finances publiques... La Cour des comptes n'est pas tendre sur les avancées du Grand Paris Express, ce nouveau réseau de lignes de métro automatiques qui doit désengorger ll'actuel et relier entre eux les départements de la proche couronne parisienne.

Dans un rapport à paraître mercredi dont Reuters a pu consulter une copie, les Sages sonnent l'alarme "sur le dérapage considérable du coût prévisionnel du projet de Grand Paris Express". Les dépenses totales sont désormais estimées à 38,5 milliards d'euros, alors que l'objectif initial avait été fixé à 25,5 milliards en 2013.

Quelles recettes attendre ?

Alors que l'ouverture partielle de ce réseau est envisagée pour l'accueil des Jeux olympiques à Paris en 2024, la Cour fait part de ses "sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques".

Elle s'interroge aussi sur le modèle économique du projet, combinée à des incertitudes sur les recettes attendues conduisant à "s'interroger sur le caractère amortissable de (la) dette (du projet) à long terme". La Cour s'inquiète d'une incidence "significative" sur les comptes publics, jugeant que ce projet "pèsera sur la trajectoire de dépenses, de déficit et de dette publics de la loi de programmation des finances publiques 2018-2022".

Réforme de la gouvernance

Comment faire pour redresser la barre ? La Cour préconise une réforme de la gouvernance de la Société du Grand Paris (SGP), la structure créée en 2010 et chargée de réaliser le Grand Paris Express pour le compte de l'Etat.

"La gouvernance de la SGP est désormais trop tournée vers la dimension politique du projet et pas assez vers la maîtrise des enjeux, en particulier les objectifs de coûts", estiment les auteurs du rapport. "Le coût du projet doit désormais être stabilisé" et "ce nouveau coût doit s'imposer à la SGP", souligne la Cour en appelant également à "revoir le calendrier" pour éviter d'"accroître l'instabilité de la maîtrise des risques et des coûts".

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