La filière auto devra relocaliser en contrepartie du soutien de l'Etat français

La filière auto devra relocaliser en contrepartie du soutien de l'Etat français©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 11 mai 2020 à 14h57

"La contrepartie ça doit être quelle relocalisation est-ce que vous envisagez", a déclaré Bruno Le Maire.

Ils ont été touchés de plein fouet par la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus... Les acteurs de la filière automobile française devront envisager des relocalisations en contrepartie du soutien que l'Etat compte leur apporter, a prévenu lundi Bruno Le Maire.

"Nous sommes prêts à vous aider, nous sommes prêts à améliorer par exemple les primes à la conversion, nous sommes prêts à regarder ce qui va améliorer votre compétitivité sur le site de production français, la contrepartie ça doit être quelle relocalisation est-ce que vous envisagez", a déclaré le ministre français de l'Economie et des Finances aux acteurs du secteur sur BFM Business.

Transition écologique et compétitivité

"C'est comme ça qu'on va arriver à construire une industrie automobile plus forte", a-t-il souligné en précisant qu'il s'entretiendrait à nouveau cette semaine avec les représentants de la filière.

La transition écologique, est également un axe important et devra être la "première orientation" pour l'industrie automobile. "La deuxième, c'est gagner en compétitivité : si on veut garder des sites en France, il faut qu'on soit compétitifs par rapport à d'autres lieux de production partout ailleurs à travers la planète".

Plongeon des ventes en France

Les immatriculations de voitures neuves en France ont accentué leur dégringolade en avril, avec une chute libre de 88,84%, conséquence de l'interruption du trafic dans les concessions, fermées à cause de l'épidémie de coronavirus, et du confinement de la population pour l'endiguer. Le marché avait déjà plongé au mois de mars.

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